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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Les studios hollywoodiens font dans le recyclage avec un nouveau film-catastrophe, Black Storm, série B écologisante sur fond de faux documentaire. Des effets spéciaux impressionnants pour un discours bas de plafond.

"Black Storm", un film de Steven Quale

En une journée, la petite ville de Silverton est dévastée par une multitude de tornades sans précédent. Les habitants sont désormais à la merci de ces cyclones ravageurs et meurtriers, alors même que les météorologues annoncent que le pire est à venir… Tandis que la plupart des gens cherchent un abri, d’autres se risquent à se rapprocher de l’œil du cyclone pour tenter d’immortaliser en photos cet événement exceptionnel.

Les catastrophes naturelles (et les fantasmes qu'elles engendrent) ont toujours inspiré Hollywood, Roland Emmerich (pourtant réalisateur allemand) se faisant un spécialiste de la question avec notamment Le jour d'après, gros succès au box-office en 2004. La réalisation de Black Storm a été confiée à Steven Quale, réalisateur deuxième équipe sur Titanic et Avatar de James Cameron, et donc habitué des grosses productions. Au genre "film catastrophe" s'ajoute ici le found footage, popularisé par Le Projet Blair Witch et plus récemment Chronicle. Entre casse-cous amateurs qui rêvent de devenir des stars de YouTube, lycéens apprentis cinéastes et équipe de chasseurs de tornades pour un documentaire télévisé, les sources d'images sont nombreuses, mais le film ne respecte pas vraiment le postulat de départ en injectant de très nombreuses prises de vue "objectives".

 

Ne nous voilons pas la face, Black Storm n'a pas vraiment de portée cinématographique, ni même d'idées de mise en scène. Le film se contente de réunir tous les clichés inhérents au genre : un père de famille qui rencontre des difficultés pour élever ses deux garçons depuis le décès de leur mère, une scientifique mère célibataire que le travail éloigne trop souvent de sa petite fille, une amourette entre un des deux garçons cités précédemment, forcément timide, et la-fille-la-plus-belle-du-lycée… Rien ne nous est épargné, y compris un happy ending dégoulinant de mièvrerie. En revanche, on ne peut pas nier la réussite des effets spéciaux, recréant de manière stupéfiante ce qui serait la "tempête du siècle", avec des vents dépassant 350 km/h. Niveau inventivité et finesse de jeu, on repassera.

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