Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Littérature

Rentrée littéraire rime avec Amélie Nothomb et son roman de cette année, Pétronille, n'a jamais aussi mérité le nom de nouvelle cuvée. En effet, l'écrivain-star renouvelle son goût pour l'autofiction et abordez la littérature, l'amitié et sa passion, maintenant bien connue, pour le champagne. Alors, bon millésime ?

Amélie Nothomb, "Pétronille"

Comme le muguet ou le Beaujolais Nouveau, un roman d'Amélie Nothomb arrive toujours, avec une régularité observable sur plus de deux décennies. Son 23ème ouvrage, Pétronille, est, entre autres, une nouvelle déclaration d'amour à sa boisson préférée, le champagne, qui justifie à elle seule, selon l'auteur, de vivre à Paris, ville où chaque bistrot, même reculé, a toujours une bouteille au frais. Pétronille fait partie de la catégorie autobiographique de l'œuvre de l'écrivain belge. Après ses aventures au Japon, dont le plus récent est La nostalgie heureuse, paru l'an dernier (lire l'article du 27 septembre 2013), Nothomb écrit vraiment pour la première fois sur sa vie parisienne. Son amour du champagne, elle l'avait déjà évoqué dans Le fait du prince (lire l'article du 20 août 2008), mais ici, elle nous explique qu'elle a cherché une amie avec qui partager l'ivresse des bulles, littéralement une "convigne", avec qui partager le vin, là où un compagnon partage le pain. Sous les traits de Pétronille Fanto, on reconnaîtra certainement Stéphanie Hochet, écrivain que Nothomb a publiquement soutenue et qui est une de ses meilleures amies. Les titres des romans sont d'ailleurs malicieusement à peine maquillés : Vinaigre au miel pour Moutarde douce, Les coriaces pour Les infernales, etc…

 

Sous la plume toujours alerte d'Amélie Nothomb, nous la suivons donc dans des événements réels qu'elle revisite sûrement un peu : une dégustation de champagne rocambolesque dans un palace parisien, une journée sur les pistes d'une station de ski ou une rencontre surréaliste avec la styliste Vivienne Westwood. Sur ce point, Nothomb répète que ce qu'elle écrit est authentique. Dans une interview pour un journal québécois, elle explique : "Cet épisode est authentique. Je n’en reviens toujours pas. J’ai presque de l’admiration pour cette femme de m’avoir aussi extraordinairement mal reçue. Franchement, le coup du chien, il fallait y penser, quoi! Je me suis soumise à tout parce qu’il y a une Japonaise en moi. Quand on cherche à m’humilier, je me soumets. Je suis allée promener le chien. J’étais abasourdie. Vous imaginez l’espèce de vieille punk déguisée en reine d’Angleterre? Quel personnage, quoi !" Si l'inspiration d'Amélie Nothomb s'était un petit peu émoussée au milieu des années 2000, ses lecteurs sont heureux de la retrouver au meilleur de sa forme depuis quelques années. Pétronille devrait rester comme une pièce de choix.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog