Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Rowan Joffé adapte Avant d'aller dormir, le best-seller de S.J. Watson avec Nicole Kidman et Colin Firth. Un polar à l'intrigue haletante parfois gâché par la lourdeur de la mise en scène.

"Avant d'aller dormir", un film de Rowan Joffé

Suite à un accident quatorze ans plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier espoir réside dans son médecin, Ed Nasch, qui lui conseille de tenir un journal vidéo. Elle pourra ainsi enregistrer les informations qu’elle traque et se souvenir peu à peu de son passé, reconstituant progressivement le fil de son existence. Mais très vite, ses rares certitudes vont voler en éclat.

En 2011, l'écrivain anglais S.J. Watson publiait son premier roman, Avant d'aller dormir (lire l'article du 5 septembre 2011), qui devint vite un best-seller (4 millions d'exemplaires vendus). La société de production de Ridley Scott (Scott Free London) a aussitôt acheté les droits pour une adaptation. C'est Rowan Joffé qui est aux commandes, scénariste de 28 semaines plus tard et The American (d'Anton Corbijn) et réalisateur de Brighton Rock (2011).

 

Nicole Kidman incarne une femme de 40 ans (47 dans le roman mais l'actrice a peut-être sa susceptibilité) qui se réveille chaque matin en passant qu'elle en a 20, totalement amnésique de ses vingt dernières années. Son mari (Colin Firth) doit tout réexpliquer chaque jour à cette femme apeurée par son reflet dans le miroir. On peut d'ailleurs penser à une mise en abyme de la vie de Nicole Kidman, jadis grande actrice et aujourd'hui défigurée par la chirurgie esthétique qui fige son visage. La qualité du roman résidait dans son sens du suspense ainsi que dans sa construction, ce que le réalisateur respecte relativement bien. Le temps du film, court (1h30), ne laisse pas de temps mort et on ne s'ennuie pas. Néanmoins, tout semble bien aseptisé et la mise en scène sans imagination donne le sentiment d'un certain gâchis. D'un scénario en or, le film ne tire qu'un polar de plus, sans valeur ajoutée, sans défaut majeur non plus. Une série B en somme.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog