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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jean Becker change de décor et tourne une comédie en huis clos dans un hôpital, Bon rétablissement ! Sans rien renier de son humanisme, le réalisateur livre un film plutôt amusant en dépit d'un humour vraiment convenu et d'une facture d'un autre temps.

"Bon rétablissement !", un film de Jean Becker

Suite à un accident, Pierre, la soixantaine, se retrouve cloué au lit avec une jambe dans le plâtre. Misanthrope au caractère bien trempé rêvant de silence et de solitude, voilà que le monde s’invite à son chevet. Il assiste alors impuissant à la valse quotidienne des médecins, infirmières et personnels hospitalier, puis de ses proches dont son frère Hervé. Au fil de rencontres inattendues, drôles ou touchantes, Pierre reconsidère certains a priori et pose sur les autres un regard différent. Et, contre toute attente, ce séjour à l’hôpital finit par ressembler à une renaissance…

Depuis la fin des années 90, Jean Becker, c'est le cinéma à l'ancienne, avec un humanisme à toute épreuve, des valeurs traditionnelles, des verres de vin blanc devant le potager et des histoires de copains. Les enfants du marais, Effroyables jardins ou le magnifique Deux jours à tuer ont sont les témoignages les plus éclatants. Après l'échec de son dernier film (Bienvenue parmi nous), le cinéaste octogénaire s'essaie au huis clos (ou presque) et adapte Bon rétablissement ! de Marie-Sabine Roger, dont il avait déjà adapté La tête en friche en 2010. Gérard Lanvin y campe un homme bougon, coincé dans une chambre d'hôpital après un mystérieux accident et qui va apprendre à changer son regard sur les choses au gré des nombreuses visites, plus ou moins inattendues.

 

Autour de Gérard Lanvin, qui bougonne à plein régime, les seconds rôles sont souvent savoureux à défaut d'être vraisemblables, comme Fred Testot en flic à la recherche d'un père de substitution, Claudia Tagbo en infirmière au grand cœur, Anne-Sophie Lapix, dans son premier rôle et plutôt convaincante en ex-amante, ou encore Daniel Guichard, amusant en vieux copain désabusé. Mais c'est Swann Arlaud, toujours excellent, qui emporte le morceau dans son rôle de jeune prostitué et sauveur providentiel, un personnage complexe et intéressant que l'acteur interprète avec talent. En revanche, le film peine à dépasser son aspect anecdotique et les clichés sur l'hôpital public sont parfois d'un comique un peu ringard. On a connu Jean Becker plus inspiré, mais le film (court) se déroule sans déplaisir.

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