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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jean-Jacques Zilbermann raconte l'histoire de sa mère dans son nouveau film, A la vie. Une reconstitution sincère et des actrices touchantes sur lesquelles pèsent une mise en scène balourde.

"A la vie", un film de Jean-Jacques Zilbermann

1960. Trois femmes, anciennes déportées d’Auschwitz qui ne s’étaient pas revues depuis la guerre, se retrouvent à Berck-Plage. Dans cette parenthèse de quelques jours, tout est une première fois pour Hélène, Rose et Lili : leur premier vrai repas ensemble, leur première glace, leur premier bain de mer… Une semaine de rires, de chansons mais aussi de disputes et d’histoires d’amour et d’amitié...

 

 

Jean-Jacques Zilbermann a souvent puisé son inspiration dans sa vie personnelle et celle de sa famille. Son premier film, en 1993, Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes, parlait déjà de sa mère, personnage central de son existence puisqu'il revient à la jeunesse de celle-ci dans son nouveau film. A la fin des années 90, le réalisateur avait filmé sa mère et ses deux copines de déportation dans un documentaire (Irène et ses sœurs) jamais diffusé mais dont on peut voir quelques secondes à la fin du film. Julie Depardieu incarne Hélène, une jeune femme qui a rencontré Lili (Johanna ter Steege) et Rose (Suzanne Clément, magnifique) dans l'horreur Auschwitz, alors qu'elles n'avaient même pas vingt ans. Il aura fallu des années pour les retrouver et les trois femmes passent, en 1962, une semaine de vacances ensemble à Berck-Plage, dans le nord de la France.

 

Le film est intéressant par l'originalité de son approche (cette histoire est tout de même incroyable) et aussi par le choix de la légèreté apparente. Le réalisateur avait d'ailleurs écrit ce scénario sous le titre de Auschwitz les Bains ! La première partie du film est plutôt réussie, ainsi que les retrouvailles, mais, rapidement, Zilbermann est piégé par son sujet et son scénario n'échappe pas à un déroulement sans surprise, peu aidé par une mise en scène ultra académique. Néanmoins, on apprécie l'énergie et l'émotion des actrices, en particulier Suzanne Clément, égérie de Xavier Dolan. Le film n'est pas toujours à la hauteur des enjeux et l'émotion est souvent forcée, mais Zilbermann ne se tire pas si mal d'un sujet plutôt casse-gueule.

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