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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pour son premier film, Paradis Lost, Andrea Di Stefano s'est lancé sur les traces de Pablo Escobar, dans les dernières années de sa vie. Un biopic qui ne dit pas son nom et un thriller convenu mais efficace.

"Paradise Lost", un film de Andrea Di Stefano

Nick pense avoir trouvé son paradis en rejoignant son frère en Colombie. Un lagon turquoise, une plage d’ivoire et des vagues parfaites ; un rêve pour ce jeune surfeur canadien. Il y rencontre Maria, une magnifique Colombienne. Ils tombent follement amoureux. Tout semble parfait… jusqu’à ce que Maria le présente à son oncle : un certain Pablo Escobar.

 

 

Andrea Di Stefano, acteur italien, passe pour la première fois derrière la caméra. Depuis une vingtaine d'années, le public a pu le découvrir dans Le Fantôme de l'Opéra de Dario Argento ou Ne te retourne pas de Marina De Van. Pour cette première réalisation, il s'est adjoint les services de stars internationales comme Benicio Del Toro dans le rôle de Pablo Escobar, qui rappelle l'interprétation du Che dans le film de Soderbergh, et Josh Hutcherson (repéré dans Hunger Games). Détournant le biopic classique, Andrea Di Stefano nous parle de Pablo Escobar, redoutable gangster et narcotrafiquant abattu en 1993 par la police, par le biais du fiancé canadien (fictif) de sa jeune nièce (magnifique Claudia Traisac), embarqué malgré lui dans le tourbillon mafieux du clan Escobar.

 

Le film est d'une efficacité indéniable, le suspense ne faiblissant jamais jusqu'à la dernière minute et porté par une belle interprétation. Le réalisateur s'est inspiré de nombreux faits réels de la vie du célèbre trafiquant : traque, reddition en 1991 en échange de la fin de conflits et même la possession de la voiture dans laquelle Bonnie Parker et Clyde Barrow furent criblés de balles. Le film présente un Pablo Escobar ambigu, maniant la séduction et la violence, une grande générosité envers son entourage (et le peuple de sa région) et une rancune tenace envers quiconque le trahit ou envisage de le faire. Les rebondissements sont relativement convenus mais le rythme est tendu d'un bout à l'autre, notamment dans la (longue) séquence de traque du jeune fiancé, bien décidé à se détacher de ce clan mafieux, au péril de sa vie. Pas vraiment de surprises donc, mais un certain savoir-faire.

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