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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pour son deuxième long-métrage, Tiens-toi droite, Katia Lewkowicz réunit Noémie Lvovsky, Marina Foïs et Laura Smet pour un état des lieux de la condition féminine. Décousu et épuisant, le film ne parvient pas à susciter l'intérêt.

"Tiens-toi droite", un film de Katia Lewkowicz

Louise, Sam, Lili. Trois femmes qui ne se connaissent pas mais dont la volonté farouche d’évolution va les faire se rencontrer, se rejoindre, se juxtaposer. C’est l’histoire de Louise qui quitte le pressing de famille pour travailler dans une grande entreprise de fabrication de poupée où l'a pistonnée son amant. De Lili, Miss Nouvelle-Calédonie, qui fait la rencontre d'un riche industriel. De Sam, mère de famille nombreuse, qui décide de prendre son indépendance.
Il y a la pression de leurs mères, de leurs sœurs, de leurs amies. Il y a leurs hommes qui disparaissent. Il y a leurs filles qui les regardent, les imitent. Et il y a la conception de ce nouveau modèle de poupée, enfin à l'image de la femme. Mais est-ce le modèle qui doit s’adapter à la femme ou l’inverse ?

 

 

Après avoir fait l'actrice pendant quelques années, Katia Lewkowicz s'est tournée vers la réalisation avec un court puis un premier long-métrage, le sympathique Pourquoi tu pleures ? (lire l'article du 14 juillet 2011) avec Benjamin Biolay, Emmanuelle Devos et Nicole Garcia. Avec son deuxième film, passage le plus difficile, la réalisatrice explique : "Je voulais faire un état des lieux presque exhaustif de l’accumulation des tensions qui nous traversent, sans chercher à livrer une vérité absolue, mais plutôt à identifier la multiplicité des attitudes possibles." Lewkowicz questionne la condition féminine et les stéréotypes.

 

Trois destins se croisent, celui d'une miss, d'une mère de famille et d'une femme d'affaires. Au-delà de "la maman et la putain", on a inclus la "working girl". Le choix de Katia Lewkowicz est d'éclater la narration et d'entremêler ces trois trajectoires qui tournent autour d'une usine de poupées. Pourquoi pas. Mais malheureusement, au lieu de rendre l'intrigue plus complexe, ce dispositif ne fait qu'ajouter de la confusion à l'hystérie dans laquelle évoluent les personnages. Rapidement, le film devient anecdotique et bruyant, alignant les séquences sans grande cohérence et surtout sans cap, du moins pour le spectateur, qui finit par décrocher devant ce Tiens-toi droite peu aimable et trop bringuebalant.

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