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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

 

Les frères Farrelly font revivre leurs premiers héros avec Dumb & Dumber De, la suite des aventures des deux copains les plus bêtes du cinéma américain. Vingt ans après, le plaisir coupable est intact mais le film est beaucoup plus laborieux que le premier volet. 

 
"Dumb & Dumber De", un film des frères Farrelly

 

Vingt ans après, Lloyd et Harry sont toujours amis – et toujours aussi débiles ! Quand ils apprennent qu’Harry est père, les deux amis se lancent dans un nouveau road trip à la recherche de sa fille. Ils vont sillonner le pays à bord de véhicules toujours plus improbables, semant la folie et le chaos jusqu’à un endroit où ils n’auraient jamais dû pouvoir se retrouver…

 

 

En 1994, Bobby et Peter Farrelly renouvelle le modèle de la comédie américaine et en devienne les rois avec Dumb & Dumber puis d’autres succès dont le cultissime Mary à tout prix. C’est le début d’une vague de comédies à l’humour bête, méchant et régressif, avant que le tandem ne perde les faveurs du public au profit de Judd Apatow, nouveau roi, avec toute une nouvelle écurie d’auteurs et acteurs. Vingt ans après le premier volet, devenu culte, les frères Farrelly retrouvent Jim Carrey et Jeff Daniels dans leurs rôles d’idiots congénitaux, à la bêtise reflétant presque une vision pure du monde. 

 

Le film démarre sur un gag désopilant, Lloyd ayant fait semblant d’être mutique pendant vingt ans, vivant dans un asile psychiatrique où son copain Harry vient le voir chaque semaine, constatant son état végétatif. Vingt ans ont passé et nos «héros» se sont désormais mis en tête de retrouver la fille d’Harry, prétexte pour un nouveau road-trip à la débilité réjouissante. Le scénario est calqué à l’identique sur l’épisode original, de manière jouissive (on n’est pas perdu) mais répétitive (la suite est presque toujours moins bien que l’original). Inconscient de leur bêtise, Lloyd et Harry font parfois preuve d’une certaine poésie, mettant, bien malgré eux, en évidence les contradictions et l’hypocrisie du monde qui les entoure. On rit pas mal, on sourit surtout, on est heureux de retrouver nos deux idiots préférés, mais le film laisse quand même un goût d’inachevé, comme un rendez-vous manqué.

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