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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Marie-Castille Mention-Schaar s'inspire de l'histoire vécue par son coscénariste pour son nouveau film, Les héritiers. Un témoignage important et émouvant sur le devoir de mémoire auquel on pardonne les (énormes) maladresses.

"Les héritiers", un film de Marie-Castille Mention-Schaar

D'après une histoire vraie.

Lycée Léon Blum de Créteil, une prof décide de faire passer un concours national d'Histoire à sa classe de seconde la plus faible. Cette rencontre va les transformer.

 

 

Marie-Castille Mention-Schaar, productrice, est passée à la réalisation en 2012 avec deux films, le désastreux Ma première fois (lire l'article du 28 janvier 2012) et une comédie poussive, Bowling. Deux ans plus tard, elle livre son troisième effort, né de la rencontre avec le jeune scénariste et acteur Ahmed Dramé qui, dans son lycée, en classe de seconde, a vécu une expérience très forte. Prof principale d'une classe "difficile" (le mot est faible), Anne Gueguen (Ariane Ascaride, formidable de générosité, comme toujours) décide d'inscrire ces élèves que tout le monde méprise au Concours de la Résistance et de la Déportation. D'abord réticents, parce qu'ils se pensent incapables de relever ce défi, les élèves vont s'impliquer et dépasser leurs préjugés et leurs prétendues limites.

 

On passera sur la réalisation, "téléfilmesque" et plombée de lourdeurs qu'on l'on croyait définitivement disparues, pour relever le talent de certains jeunes acteurs, notamment Stéphane Bak, que l'on n'attendait pas ici, Wendy Nieto (repérée dans Polisse) ou Noémie Merlant. Le film montre assez habilement (mais parfois lourdement) la spirale de l'échec dans laquelle est enfermée une jeunesse métissée et méprisée par les "élites", qui finit par appliquer les clichés qu'on lui assigne par manque d'estime de soi. Si le film est imparfait, il parvient souvent à faire jaillir l'émotion, et surtout dans la plus belle séquence : Léon Zyguel, survivant des camps, vient témoigner devant des élèves stupéfaits, perpétuant le devoir de mémoire et passant le relais.  

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