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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pour son premier long-métrage, Bébé tigre, Cyprien Vial s'est attaqué à un sujet de société : la traite des enfants indiens envoyés clandestinement en France. Un film politique qui sait se faire léger et qui rattrape ses maladresses par une interprétation impeccable.

"Bébé tigre", un film de Cyprien Vial

Bébé Tigre, c’est Many, 17 ans. Il vit en France depuis deux ans et mène la vie d’un adolescent comme les autres, partageant son temps entre les cours, ses copains et sa petite amie. Mais les responsabilités que ses parents restés en Inde lui ont confiées vont l’obliger à se mettre en danger…

 

 

Cyprien Vial a réalisé plusieurs courts-métrages et a également animé des ateliers cinéma dans des lycées de la banlieue parisienne. C'est là qu'il a entendu parler de l'histoire d'un jeune indien envoyé en France pour gagner de l'argent pour sa famille restée au pays. Après s'être renseigné sur ce phénomène, il a décidé d'en faire une fiction, avec notamment des jeunes des classes qu'il connaissait dans le cadre de son activité, exception faite du rôle principal, le fabuleux Harmandeep Palminder, repéré lors d'une manifestation parisienne contre la peine de mort en Inde.

 

Le réalisateur explique le titre de son film par la situation même de son héros adolescent : "Le tigre est un animal instinctif qui protège les siens. Le bébé a des crocs, des griffes, mais il ne sait pas encore s’en servir. Le film raconte cela : Many est un bébé tigre qui doit sortir les griffes pour la première fois." En effet, le jeune Many va devoir affronter l'impatience de ses parents à recevoir de l'argent (mineur, il ne peut pas travailler légalement), les manipulations de son passeur / protecteur, les embrouilles avec les autres clandestins et la peur de la police. Many compte pourtant bien faire son trou à Paris : il a une petite amie, est apprécié de ses copains de classe et de sa famille d'accueil, fréquenté régulièrement le temple de la communauté sikhe… Au-delà de sa thématique politique, le film est aussi, plus simplement, le récit d'un parcours initiatique, celui du passage à l'âge adulte, certes plus compliqué dans le cas de Many. Prenant le soin de n'être pas trop manichéen, le film séduit, en dépit de la fragilité de la mise en scène.

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