Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Sélectionné en compétition lors du Festival de Cannes 2014, Captives marque le retour au cinéma du réalisateur canadien Atom Egoyan. Un polar boursoufflé et rendu inutilement complexe.

"Captives", un film de Atom Egoyan

Huit ans après la disparition de Cassandra, quelques indices troublants semblent indiquer qu'elle est toujours vivante. La police, ses parents et Cassandra elle-même, vont essayer d'élucider le mystère de sa disparition.

 

 

La carrière d'Atom Egoyan s'est envolée en 1994 avec Exotica puis avec l'excellente adaptation de De Beaux lendemains en 1997. En 2002, il émeut en s'inspirant de ses racines arméniennes (Ararat) et tourne un mauvais remake de Nathalie… d'Anne Fontaine en 2009 (Chloé). Depuis, rien, mis à part un film sorti en DVD l'an dernier. Avec Captives, Egoyan obtenait une sélection officielle à Cannes. Les beaux paysages enneigés enferment déjà les personnages de leur majesté immaculée, tout comme le magnifique De beaux lendemains, il y a près de vingt ans, portrait d'une communauté frappé par un deuil impossible (un car scolaire englouti dans un lac gelé). Dans Captives, Atom Egoyan ne semble plus savoir qu'en faire.

 

Sur une sombre affaire d'enlèvement et de réseau pédophile, Egoyan tisse un scénario confus, que le montage alambiqué ne sert pas, mêlant syndrome de Stockholm (une fillette victime d'un pédophile finit par travailler pour lui, recrutant d'autres gamins), réflexion paranoïaque sur les nouvelles technologies et les conséquences humaines d'une enquête qui n'a mené à rien (la partie la moins traitée mais la plus réussie). Les parents de la gamine enlevée huit ans auparavant sont déchirés, réagissent différemment : le père recherche toujours sa fille, sans relâche, épinglant encore presque machinalement des avis de recherche, tandis que la mère a abandonné toute véritable forme de vie, entre colère contre son mari et désenchantement. Atom Egoyan semble plus intéressé par des plans "caméra de surveillance" que par la qualité du cadre et sa mise en scène sonne complètement artificielle. Un retour bien décevant.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog