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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jim Mickle se détourne du film d'horreur avec son premier thriller, Cold in July, une série B stylisée. Un western eighties efficace sur le sacro-saint droit de port d'armes.

"Cold in July", un film de Jim Mickle

1989. Texas. Par une douce nuit, Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer dans sa maison. Alors qu’il est considéré comme un héros par les habitants de sa petite ville, il est malgré lui entraîné dans un monde de corruption et de violence.

 

 

Jim Mickle a fait ses armes dans le genre de l'horreur (Mulberry Street, We are what we are) et de zombies (Stake Land). Pour son quatrième long-métrage, il s'en éloigne (un peu) et adapte le roman de Joe R. Lansdale Cold in July. Aux Etats-Unis, le Deuxième Amendement de la Constitution permet aux citoyens de porter une arme et c'est un sujet qui alimente depuis des décennies aussi bien le cinéma que la rubrique faits divers des journaux. A la fin des années 80, un père de famille sans histoire abat sans trop le vouloir un cambrioleur qui s'était introduit dans le domicile. Dans la petite ville du Texas où il est encadreur, il devient une petite vedette, mais le père de la victime, ex-prisonnier en liberté conditionnelle, compte bien lui faire payer ce crime. A moins que les choses ne se soient pas passées comme la police le raconte.

 

Cold in July contient deux films en un, ou plutôt deux films qui se suivent. La vengeance d'un père et le survival movie en une première partie expédiée en moins de 45 minutes. Puis, Jim Mickle explore un scénario plus trouble, moins attendu, sur un complot mêlant police, mafia et détective privé. Le grand talent de Mickle est de tabler sur une mise en scène stylisée (du Winding Refn en tout de même moins inspiré), avec des cadres précis et des lumières très présentes, notamment de très beaux jeux de couleurs. Le sang jaillit comme dans toute bonne série B et le film redonne vie à une gloire de la télé des années 80, justement, Don Johnson (héros de Miami Vice) ainsi qu'à Sam Shepard, pilier incontournable du polar crasseux aux Etats-Unis. Avec beaucoup d'humour noir et une folie certaine (les frères Coen ne sont pas loin de cette équipe de bras cassés), le film nous embarque dans un plaisant spectacle, se moquant (ou pas) du sacro-saint Deuxième Amendement. A double tranchant donc.

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