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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Christophe Lamotte s'essaie au polar pour son deuxième long-métrage, Disparu en hiver, avec Kad Merad et Géraldine Pailhas. Avec son très mauvais scénario, le film est une purge interminable et l'un des premiers navets de l'année.

"Disparue en hiver", un film de Christophe Lamotte

Daniel est un ex-policier reconverti dans le recouvrement de dettes. La cinquantaine solide, il effectue son "sale boulot" sans émotion, ni affect… Un jour d’hiver, sur le parking d’un routier, il se fait aborder par Laura, une fille de 18 ans qui lui demande de la raccompagner. Il accepte. En chemin, elle lui propose "ses services" contre de l’argent. Furieux, Daniel l’éjecte de sa voiture. Le remords et la violence de sa réaction le poussent à faire demi-tour et à revenir sur ses pas, mais Laura a disparu…

 

 

Kad Merad a obtenu un César du meilleur acteur dans un second rôle grâce à son contre-emploi dramatique dans le très bon Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret. C'était avant le phénomène Bienvenue chez les ch'tis. Après un nombre incalculable de comédies insignifiantes (On a marché sur Bangkok, Le grand méchant loup, RTT, Safari, Protéger et servir, L'italien…), Kad Merad revient à un rôle "sérieux" dans ce polar sur fond d'échangisme et de deuil impossible. Tout un programme. Il incarne un ex-flic reconverti dans le recouvrement de dettes suite à la mort accidentelle de sa fille, qui aura également fait exploser son couple. En découvrant la disparation d'une jeune femme qui a l'âge qu'aurait sa fille, il décide de mener l'enquête.

 

Le problème majeur de Disparue en hiver est son scénario très, très mal écrit, souvent maladroit (le journal intime audio en voix off devient vite insupportable), parfois carrément ridicule (les filatures dignes d'un mauvais épisode de Navarro). Christophe Lamotte en ajoute des couches dans le cliché de l'homme brisé par un drame personnel et qui cherche à retrouver un sens à sa vie. Si Kad Merad ne démérite pas trop, on a connu Géraldine Pailhas et Lola Creton plus inspirées. Le film est long, très long (1h40 pourtant) et cette purge est venue à bout de la patience du spectateur depuis longtemps quand le générique apparaît enfin.

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