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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jean-Paul Rouve adapte Les souvenirs de David Foenkinos, avec Michel Blanc, Annie Cordy et Chantal Lauby. Une sympathique comédie sentimentale sur la famille, le vieillissement et le passage à l'âge adulte.

"Les souvenirs", un film de Jean-Paul Rouve

Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux. Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s'est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs.

 

 

En 2011, David Foenkinos adaptait lui-même son roman La délicatesse pour le cinéma avec son frère Stéphane. Ecrivain à succès, il récidive en coscénarisant Les souvenirs, d'après le roman du même nom, avec Jean-Paul Rouve, qui réalise cette adaptation. Les deux hommes ont choisi de n'adapter que la première partie du roman, centrée sur l'échappée de la grand-mère, d'ajouter le personnages du colocataire et de remanier les personnages des parents, donnant plus de place au père et changeant (presque) totalement le parcours de la mère. Pour cette adaptation du best-seller, le choix s'est également porté sur un casting à la fois grand public (Michel Blanc, Annie Cordy, Chantal Lauby) et avec des nouveaux venus (Mathieu Spinosi, William Lebghil).

 

Comme pour ses précédentes réalisations, Jean-Paul Rouve fait le choix d'une mise en scène simple (parfois trop) et efficace, basée en grande partie sur le talent de ses interprètes. Il faut signaler Michel Blanc, excellent en jeune retraité au bord de la crise de nerfs avec ses lubies (trouver une place pour se garer devant, être pile à l'heure…), Chantal Lauby, décidément la nouvelle maman senior du cinéma français (après La cage dorée, Prêt à tout et Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?) et enfin Annie Cordy, qui trouve, à 86 ans, son grand rôle, en grand-mère à la fois solide et chancelante. Le film séduit dans son ensemble, notamment grâce à un ton parfois décalé, et ce n'est peut-être pas pour rien si on retrouve d'ailleurs une grande dame du music-hall, un ancien du Splendid, une ancienne des Nuls et une jeune pousse au charme loufoque (William Lebghil, révélation). Sur sa dernière partie, le film ronronne toutefois un peu, mais on ne boude pas son plaisir devant tant de tendresse. Le premier feel good movie de l'année.

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