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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Patrice Leconte retrouve Christian Clavier dans l'adaptation cinématographique de la pièce à succès de Florian Zeller Une heure de tranquillité. Un joli casting pour une comédie qui déçoit.

"Une heure de tranquillité", un film de Patrice Leconte

Michel, passionné de jazz, vient de dénicher un album rare qu’il rêve d’écouter tranquillement dans son salon. Mais le monde entier semble s’être ligué contre lui : sa femme choisit justement ce moment pour lui faire une révélation inopportune, son fils débarque à l’improviste, un de ses amis frappe à la porte, tandis que sa mère ne cesse de l’appeler sur son portable… Sans parler du fait qu’il s’agit ce jour-là de la fameuse Fête des Voisins… Manipulateur, menteur, Michel est prêt à tout pour avoir la paix. Est-il encore possible, aujourd’hui, de disposer d’une petite heure de tranquillité ?

 

 

La première collaboration entre Patrice Leconte et Christian Clavier a donné naissance à la saga culte des Bronzés. Plus de 35 ans après, le réalisateur est aux commandes de l'adaptation d'une pièce de Florian Zeller (adapté par l'auteur lui-même) avec en tête d'affiche un Clavier désormais superstar de la comédie, couronné de plus de 12,2 millions d'entrées en 2014 avec Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? Créé par Fabrice Luchini au théâtre, le personnage de Michel, ce passionné de jazz empêché d'écouter tranquillement sa trouvaille, est dans la lignée des hommes incarnés par Clavier durant sa carrière : bourgeois agacé et méprisant, manipulateur, menteur, lâche… un anti-héros comme la comédie en raffole.

 

Avec Une heure de tranquillité, le spectateur est en terrain connu, celui du théâtre de boulevard avec ses codes : femme dépressive, maîtresse hystérique, voisin envahissant, femme de ménage dépassée… Les personnages sont très (trop) stéréotypés, jusqu'au malaise. La concierge et la femme de ménage sont (forcément) espagnoles, tandis que l'ouvrier est un portugais se faisant passer pour un polonais afin de trouver des chantiers. Si Clavier excelle toujours dans son rôle d'énervé chronique, les vannes tombent souvent à plat et on se sent gêné devant ce spectacle frôlant parfois le racisme ordinaire (séquence gênante avec les sans-papiers philippins) et baignant dans un humour un peu suranné.

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