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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jean-Marc Vallée poursuit son aventure américaine avec Wild, une histoire vraie portée par Reese Witherspoon. Une épreuve physique et un voyage spirituel au programme de ce film qui s'avère beaucoup trop prévisible pour séduire au-delà de sa première demi-heure. De beaux paysages et Laura Dern dans un second rôle sauvent un peu l'ensemble.

"Wild', un film de Jean-Marc Vallée

Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un périple en solitaire de 1700 kilomètres, à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force. Une femme qui essaye de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis.

 

 

Le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée, révélé avec l'excellent C.R.A.Z.Y. en 2005, a connu depuis un triomphe avec Dallas Buyers Club en 2014 (trois Oscars - lire l'article du 3 février 2014). Galvanisé par ce succès, il nous livre l'adaptation du récit autobiographique de Cheryl Strayed (Wild : marcher pour se retrouver) paru en 2012. Sur la célèbre randonnée du Pacific Crest Trail (près de 1700km tout de même), réputé comme un des sentiers les plus difficiles au monde, une jeune femme marche seule, sur le chemin de la rédemption, elle qui a traversé tant d'épreuves (deuil, drogue, violence, divorce, etc…). Le ton du film est (malheureusement) très mélodramatique, ne faisant pas confiance à la nature sauvage ("wild", donc) et à la beauté des paysages pour insuffler une puissance cinématographique.

 

Reese Witherspoon, productrice du film et à l'origine du projet, s'offre ce rôle à Oscar (elle est d'ailleurs nominée), dans la lignée du film de Sean Penn qui porte presque le même nom (Into the wild). Mais là où le film de Penn faisait (bon) usage des paysages somptueux et osait affronter la solitude de son personnage principal, Jean-Marc Vallée multiplie les flashbacks jusqu'à l'étouffement pour bien souligner à quel point le vie de Cheryl, c'est "une tartine de merde dont on croque un bout tous les jours", pour citer Boris Vian. Heureusement, la géniale Laura Dern incarne, dans lesdits flashbacks, la mère de Cheryl. Même si le scénario en rajoute des tonnes dans le pathos (pauvreté, violence conjugale, cancer…), l'actrice nous emporte avec générosité. C'est, avec la musique (folk des années 70), le point le plus enthousiasmant de ce film un peu bouffi de guimauve.

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