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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Hélène Zimmer a puisé son inspiration dans son adolescence pour son premier film, A 14 ans, chronique d'une année scolaire au cœur d'un groupe de jeunes filles. Un film sincère et brut, maladroit mais juste.

"A 14 ans", un film de Hélène Zimmer

C'est la rentrée. Sarah, Jade et Louise se retrouvent pour une dernière année au collège. Entre euphorie, rivalités, révoltes et séduction, elles affrontent les tourments de l'adolescence pour trouver leur place.

 

 

Hélène Zimmer a débuté comme actrice, notamment dans le nanar érotique Q de Laurent Bouhnik, avant de se consacrer à l'écriture, en particulier de son premier film et du prochain Benoît Jacquot (adaptation du Journal d'une femme de chambre de Mirabeau). Ce premier long, A 14 ans, s'inspire des années collège de la jeune réalisatrice (25 ans). "En écrivant, des souvenirs d’adolescence qui m’ont beaucoup marquée il y a dix ans au collège ont réapparu. On peut dire que c’est mon adolescence, j’ai grandi dans ce milieu social de classe moyenne. Je souhaitais que le film porte sur le rapport aux garçons et la construction de l’identité féminine" déclare-t-elle. Le film est découpé en quatre parties, quatre saisons, d'automne à été, le temps d'une année scolaire, celle de la classe de troisième, dans l'attente des 15 ans, âge de tous les chamboulements.

 

La réalisatrice a casté sauvagement la plupart des interprètes et les a filmées dans des lieux intemporels de l'adolescence : le collège, les chambres de fille, les repas familiaux, les boums… Les jeunes filles parlent cru, comme en tout temps de l'adolescence, car c'est une façon d'appréhender la sexualité, alors même qu'on n'y a pas encore goûté. Les copines parlent pipe, éjaculation faciale, pénétration, mais sont toutes vierges. Et pourtant, gare à celle dont la rumeur dit qu'elle "l'a fait" : de meilleure amie, elle passe au paria du groupe, inlassablement insultée et humiliée. L'interprétation inégale des actrices empêchent d'adhérer totalement à ce projet qui rappelle l'intention documentariste des films de Kechiche ou Pialat, mais avec beaucoup moins de réussite. On apprécie la vision juste des rapports entre ados et parents, inconciliables et que chaque famille connaît en temps voulu. Hélène Zimmer réussit à moitié son coup mais donne l'espoir d'un cinéma de la jeunesse qui sait vivre avec son temps.

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