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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Les Wachowski revisitent le personnage de Cendrillon dans une épopée cosmique, Jupiter : le destin de l'univers, leur nouveau blockbuster mêlant thriller, science-fiction et histoire d'amour. Des effets spéciaux remarquables pour un divertissement honnête.

"Jupiter : le destin de l'univers", un film des Wachowski

Née sous un ciel étoilé, Jupiter Jones est promise à un destin hors du commun. Devenue adulte, elle a la tête dans les étoiles, mais enchaîne les coups durs et n'a d'autre perspective que de gagner sa vie en nettoyant des toilettes. Ce n'est que lorsque Caine, ancien chasseur militaire génétiquement modifié, débarque sur Terre pour retrouver sa trace que Jupiter commence à entrevoir le destin qui l'attend depuis toujours : grâce à son empreinte génétique, elle doit bénéficier d'un héritage extraordinaire qui pourrait bien bouleverser l'équilibre du cosmos…

 

 

Créateurs de la trilogie culte Matrix au début des années 2000, les Wachowski (frères devenus frère et sœur puisque Larry est devenu Lana) ont connu quelques revers commerciaux avec leurs derniers films, y compris le très ambitieux Cloud Atlas (lire l'article du 19 mars 2013) pourtant assez réussi. Avec Jupiter Ascending (titre en VO), les Wachowski reviennent au pur blockbuster, à l'intrigue originale mais relativement simple dans le fond (une reine intergalactique qui ignore son statut va tenter de sauver le destin de la  Terre avec l'aide d'un mercenaire mi-homme mi-loup) et au traitement efficace (2h de film sans temps mort). Comme souvent chez le tandem, on retrouve la figure de l'élu, ici Mila Kunis en Cendrillon 2.0 qui fait des ménages et tente de survivre alors qu'elle est, sans le savoir, issue d'une lignée aristocratique venant d'une autre planète.

 

Les effets spéciaux sont sublimes et dès le début du film, ou presque, les réalisateurs nous gratifient d'une séquence qui serait le point d'orgue de bon nombre de productions : une course-poursuite de près de dix minutes en plein Chicago, dans les airs, autour des gratte-ciels, sur les routes et sous l'eau. L'énergie ne retombera pas et Channing Tatum se donne à fond, sauvant "sa Majesté" à plusieurs reprises des pièges tendus par une fratrie (Eddie Redmayne, Douglas Booth et Tuppence Middleton) bien décidée à anéantir la reine déchue Jupiter pour prendre le pouvoir de la Terre et utiliser sa principale ressource : les humains. Car ici, la ressource la plus précieuse n'est pas le pétrole ou les diamants mais les cellules humaines qui permettent de fabriquer un bain de jouvence et de maîtriser ce qui dirige l'univers : le temps. Les adversaires de Jupiter ont 14 000 ans pour les plus jeunes et semblent n'avoir qu'une "bonne quarantaine". Le film a donc de bonnes idées mais, à l'inverse de la plupart des blockbusters actuels (école Christopher Nolan), il file sans s'attarder. Cette quête d'efficacité le fait parfois passer à côté de séquences purement oniriques (comme cette ébauche de solitude dans l'espace rappelant malicieusement Gravity). Un beau divertissement en somme qui aurait pu pousser un peu plus loin sa réflexion.

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