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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Avec son nouveau film, Anton Tchekhov 1890, René Féret s'est intéressé à la vie du célèbre auteur. Un biopic qui a le mérite de l'originalité mais qui ne parvient jamais à passionner vraiment.

"Anton Tchekhov 1890", un film de René Féret

Eté 1890. Pour se faire un peu d’argent et nourrir sa famille, Anton Tchekhov, médecin modeste, écrit des nouvelles pour des journaux qu’il signe Antocha Tchékhonté. Des personnages importants, écrivain et éditeur, viennent lui faire prendre conscience de son talent. Sa situation s’améliore et Anton Tchekhov obtient le prix Pouchkine et l’admiration de Tolstoï. Mais lorsque l’un de ses frères meurt de la tuberculose, Anton le vit comme un échec personnel et veut fuir sa notoriété et ses amours. Il se souvient de sa promesse et décide alors d’aller sur l’Ile de Sakhaline, à 10 000 kilomètres de Moscou, à la rencontre des bagnards.

 

 

René Féret est un cinéaste discret mais prolifique. Avec ce dix-huitième film, il renoue avec le biopic en costumes, cinq ans après Nanneri, la sœur de Mozart. Le portrait que fait Féret de Tchekhov est celui d'un homme qui a passé sa vie au service des autres, comme frère et fils tout comme médecin. Il écrit des petites nouvelles sous un pseudo pour gagner quelques sous jusqu'à ce qu'un grand éditeur ne lui fasse un pont d'or et ne l'oblige (oui !) à entamer une carrière d'auteur. Mais quand son frère est emporté par la tuberculose, il plaque tout pour réaliser le rêve de ce dernier : aller à la rencontre des bagnards de l'île russe de Sakhaline, à l'autre bout du continent.

 

Porté par un beau casting (Nicolas Giraud, Lolita Chammah, Jacques Bonnaffé), le film est très littéraire dans ses dialogues. Quoi de plus normal pour célébrer un des plus grands auteurs russes ? On découvre un homme qui refuse de se laisser aller à l'amour, lui qui en a si bien écrit les tourments, mais s'avère un soutien de famille indéfectible. Le film souffre d'un manque de moyens un peu trop visible et d'un faux rythme qui s'installe rapidement, entre veine naturaliste et saillies comiques. En dépit de la sincérité du geste, on ne peut s'empêcher de s'ennuyer un peu pendant la projection de ce film un peu trop sage.

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