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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Paul Thomas Anderson retrouve Joaquin Phoenix dans son adaptation de Thomas Pynchon, Inherent Vice. Un polar infusé dans la marijuana qui redouble d'ennui et de longueurs.

"Inherent Vice", un film de Paul Thomas Anderson

L'ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu'elle est tombée amoureuse d'un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l'épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n'est pas si simple… C'est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme "trip" ou "démentiel", "amour" est l'un de ces mots galvaudés à force d'être utilisés – sauf que celui-là n'attire que les ennuis.

 

 

Après The Master, Joaquin Phoenix est de nouveau le héros de Paul Thomas Anderson dans ce nouveau film, adaptation du roman Inherent Vice de Thomas Pynchon. L'acteur incarne un détective privé en rouflaquettes et chemises hippies, baignant toute la journée dans les vapeurs de produits hallucinogènes et de la marijuana. Dans le Los Angeles du début des années 70, le cinéaste déroule une drôle d'enquête sur les traces d'un magnat de l'immobilier qui aurait été interné dans un mystérieux asile pour sa femme et l'amant de celle-ci.

 

Cinéaste autrefois virtuose, Paul Thomas Anderson se perd dans cette enquête à tiroirs dont on ne démêle jamais vraiment les fils tant ils sont rapidement absorbés par le trip paranoïaque des personnages. Des personnages d'ailleurs affreusement stéréotypés : le hippie, le flic réac qui déteste les hippies, le magnat de l'immobilier, sa femme oisive et vénale, son amant ("coach spirituel", pardon) complice… Reprendre les codes du film noir et les détourner, ok. Mais pourquoi infliger au spectateur 2h30 de divagations fumeuses, sans queue ni tête, avec quelques trop rares fulgurances comiques (affrontement entre le privé hippie et le flic). Prétentieux et ampoulé, ce film est d'un ennui incommensurable.

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