Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Brice Cauvin adapte Stephen McCauley avec L'art de la fugue, son deuxième long-métrage, qui sort après des années de péripéties. Une comédie chorale inégale qui peine à profiter de son excellent casting.

"L'art de la fugue", un film de Brice Cauvin

Antoine vit avec Adar, mais il rêve d’Alexis... Louis est amoureux de Mathilde alors il va épouser Julie... Gérard, qui n’aime qu’Hélène, tombera-t-il dans les bras d’Ariel ? Trois frères en pleine confusion... Comment, dès lors, retrouver un droit chemin ou... échapper à ses responsabilités ? C’est là tout L’Art de la Fugue.

 

 

Initié en 2008, tourné en 2011, le deuxième film de Brice Cauvin a failli ne jamais sortir sur les écrans. Après des années de procédures judiciaires et un producteur arnaqueur, le réalisateur a remis la main sur son adaptation du roman de Stephen McCauley L'art de la fugue, paru en 1992. Trois frères se retrouvent confrontés à des choix personnels, au tournant de leur vie, en fin de trentaine. Antoine (Laurent Lafitte) vit depuis dix ans avec Adar mais rêve d'une vie plus fantasque, pourquoi pas avec ces hommes qu'ils croisent dans la rue ou avec Alexis, un ex-amant. Gérard (Benjamin Biolay) ne parvient pas à accepter l'échec de son mariage. Louis (Nicolas Bedos) fait des affaires à Bruxelles et hésite entre deux femmes. Ces trois hommes subissent également les turbulences de leurs parents, intrusifs et souvent égoïstes.

 

Sur une telle trame, Judd Apatow ou Woody Allen feraient certainement mouche. Brice Cauvin choisit une voie plus modeste, entre petit précis de relations humaines et comédie grinçante tendance Bacri-Jaoui (cette dernière a d'ailleurs participé au scénario, en plus de tenir le meilleur rôle du film). L'art de la fugue ne manque pas de charme et d'humour (notamment les échanges tordants entre Lafitte et Jaoui), mais donne le sentiment d'avancer séquence par séquence sans véritable cap, avec une mise en scène approximative et un montage chaotique. On est souvent touché par la délicatesse du trait ou quelques bonnes idées (la scène de nu dans l'escalier pour des retrouvailles sans paroles), néanmoins tout cela est noyé dans un ronronnement un peu poussif.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog