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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le projet de biopic de Martin Luther King abandonné par Lee Daniels atterrit dans les mains d'Ava DuVernay. Selma revient sur une période charnière de la vie du pasteur et une étape cruciale dans l'histoire des droits civiques. Un film plutôt intéressant mais très académique.

"Selma", un film de Ava DuVernay

Selma retrace la lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Jonhson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.

 

 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l'incroyable parcours de Martin Luther King n'avait encore jamais été conté au cinéma. Selma revient sur un épisode de la vie du leader, il y a tout juste cinquante ans, quand il décida d'organiser une grande marche dans la ville de Selma, en Alabama, pour protester contre le refus des autorités d'appliquer la loi et de donner le droit de vote aux noirs. Une marche pacifique qui fit couler le sang et scella le destin du prédicateur. Pédagogique, le film retrace les négociations avec le président d'alors (Lyndon Johnson) pour obtenir que les tribunaux des Etats du Sud cessent de refuser aux noirs l'inscription sur les listes électorales.

 

Ava DuVernay fait preuve d'un certain savoir-faire, avec un scénario linéaire, très didactique, mais oublie parfois de faire exister réellement ses personnages secondaires. Autour de Martin Luther King (David Oyelowo), un Président peu enclin à prendre des risques, un gouverneur raciste (Tim Roth, un peu caricatural) et un shérif fascisant. On regrette de ne pas en apprendre plus sur les femmes qui militaient autour du pasteur, notamment Diane Nash, laissée de côté ici. On apprécie le point de vue mesuré qui évite l'hagiographie, mais la mise en scène s'avère trop lisse, sans ampleur, pour vraiment passionner pendant les plus de deux heures que dure le film. Une bonne introduction aux combats du "MLK" en attendant, qui sait, un jour, une œuvre plus poussée.

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