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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Stéphane Lafleur signe le portrait mélancolique d'une jeune femme dans son nouveau film, Tu dors Nicole. Plaisant mais un peu anecdotique.

"Tu dors Nicole", un film de Stéphane Lafleur

Profitant de la maison familiale en l’absence de ses parents, Nicole passe paisiblement l'été de ses 22 ans en compagnie de sa meilleure amie Véronique. Alors que leurs vacances s’annoncent sans surprise, le frère aîné de Nicole débarque avec son groupe de musique pour enregistrer un album. Leur présence envahissante vient rapidement ébranler la relation entre les deux amies. L'été prend alors une autre tournure, marqué par la canicule, l'insomnie grandissante de Nicole. Tu dors Nicole observe avec humour le début de l’âge adulte et son lot de possibles.

 

 

Stéphane Lafleur dresse le portrait de Nicole, 22 ans, le temps d'un été dans la banlieue de Montréal. Post-adolescente, plus une enfant mais pas encore une adulte, la jeune femme s'ennuie ferme dans la chaleur de l'été alors qu'elle dispose de la maison familiale, ses parents étant partis en vacances. Elle traîne avec sa copine Véronique, ne dort pas beaucoup, contrairement à ce que nous annonce le titre, référence à une réplique de La peau douce de Truffaut, et c'est là que son frère aîné débarque pour répéter en enregistrer avec son groupe de rock bruyant dont le batteur est un beau gosse qui ne laisse pas insensible Nicole, mais sans plus. Tout le film est comme ça, sans plus. Elle veut partir, mais sans plus. Elle s'ennuie, mais sans plus.

 

Dans la torpeur de l'été, le réalisateur choisit un beau noir et blanc, comme pour éviter le bleu de la piscine et du ciel, les couleurs chaudes et les reflets dorés du soleil. Julianne Côté donne vie à ce personnage de jeune femme indépendante et déjà pleine de désillusions. Pourtant, tout ne fonctionne pas dans ce film par ailleurs attachant. Le running gag du petit garçon à la voix d'homme ne fait rire qu'une fois, tout comme les tentatives trop visibles de décaler le récit (tongs dans le lave-vaisselle, par exemple) qui portent un goût de déjà-vu. Dans le même esprit, Noah Baumbach réussissait, lui aussi en noir et blanc, un portrait bien plus passionnant avec Frances Ha.

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