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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Yann Gozlan met en scène Pierre Niney en imposteur dans Un homme idéal, son deuxième long-métrage. Un thriller qui démarre bien avant de sombrer dans l'invraisemblance.

"Un homme idéal", un film de Yann Gozlan

Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement… Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom... Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

 

 

Après un film d'horreur (Captifs), Yann Gozlan signe un thriller sous l'influence (écrasante) de Plein soleil, le chef d'œuvre de René Clément adapté du roman Le talentueux Mr. Ripley de Patricia Highsmith. Un homme idéal reprend les mêmes motifs : le soleil méditerranéen, un jeune homme séduisant (Alain Delon vs. Pierre Niney) amoureux d'une belle jeune femme, une usurpation d'identité et une spirale criminelle. Niney, tout juste césarisé pour son rôle dans le très moyen Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, incarne un jeune déménageur qui rêve de devenir écrivain mais ne présente aucun talent d'écriture. Quand il vole le vieux manuscrit d'un mort, il met le doigt dans un engrenage de mensonges qui va lui coûter cher.

 

La mise en scène, élégante, se veut entre Hitchcock et Chabrol. De ce point de vue, Yann Gozlan réussit plutôt bien son pari, avec des partis pris formels intéressants et un bon casting (Ana Girardot, André Marcon…). Mais après une première partie bien engagée, le film sombre dans l'invraisemblance la plus totale, la faute à un scénario assez piteux. Le pauvre Pierre Niney se retrouve à jouer des séquences toutes plus grotesques. C'est d'autant plus dommage que le sujet est intéressant, même si très souvent traité, de Plein soleil à Match Point : usurpation d'identité et ambition solide de gravir l'échelle sociale. Le réalisateur tombe dans le piège de la surenchère, choisissant la pire des options dans un film de ce genre, celle du compromis.

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