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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Gilles Paquet-Brenner réalise son deuxième film en anglais avec Dark Places, porté par Charlize Theron. Un thriller efficace au scénario inutilement alambiqué.

"Dark Places", un film de Gilles Paquet-Brenner

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier. 30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque. De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.

 

 

La filmographie de Gilles Paquet-Brenner est assez étonnante. Après des débuts prometteurs avec Les jolies choses (en 2001, adapté de Virginie Despentes), le réalisateur a enchaîné les choix étranges : Gomez et Tavarès et sa suite, Elle s'appelait Sarah ou un premier film américain inédit en France (Walled In). Dark Places est l'adaptation du roman éponyme de Gillian Flynn, auteur de Gone Girl, autre roman adapté au cinéma récemment, par David Fincher. Trente ans après le massacre de sa famille, auquel elle a assisté, pensant que son frère en est l'auteur, Charlize Theron reprend l'enquête.

 

"J'ai été très sensible à l'équilibre entre un vrai thriller et la peinture sociale d'une certaine Amérique. Il y avait là le moyen de réaliser un film avec deux niveaux de lecture : le premier, un thriller haletant, le second offrant une réflexion sur la famille, la religion, et les rapports de classe dans la société américaine" déclare le réalisateur. Malheureusement, le résultat est bien en-deçà des intentions de départ. Le film passe sans cesse d'une époque (1985) à l'autre (2015), avec des transitions pas toujours très soignées, et un goût trop prononcé pour les complications scénaristiques qui accouchent d'une souris. Les personnages secondaires ne semblent exister que pour mettre en avant l'héroïne principale, sans souci de cohérence autre qu'une série de témoins à retrouver, faisant évoluer, bon an, mal an, l'intrigue, dont on a rapidement compris l'essentiel. Seuls Christina Hendricks (Drive, Lost river) et Tye Sheridan (vu dans Mud, The tree of life et Joe) restent convaincants mais la mise en scène pataude plombe l'ensemble. Un thriller pas complètement raté mais assez mal fagoté.

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