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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le cinéma allemand continue d'explorer les zones sombres de son histoire avec Le labyrinthe du silence, réalisé par le germano-italien Giulio Ricciarelli. Une reconstitution un peu amidonnée mais considérablement documentée.

"Le labyrinthe du silence", un film de Giulio Ricciarelli

Allemagne 1958 : un jeune procureur découvre des pièces essentielles permettant l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS ayant servi à Auschwitz. Mais il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d’après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les allemands ne fuient pas leur passé.

 

 

Le cinéma allemand ne cesse d'expier les drames de l'histoire de son pays, qu'il s'agisse du nazisme ou du Rideau de fer. Giulio Ricciarelli, cinéaste né en Italie et établi en Allemagne, s'est inspiré de l'histoire du procureur général de Francfort Fritz Bauer, l'instigateur du procès "Auschwitz" en 1963, le premier tribunal allemand à condamner des responsables nazis. Le personnage principal, un jeune procureur nommé Johann Radmann, est cependant fictionnel et a été créé à partir des trois procureurs qui épaulèrent Bauer dans son enquête.

 

Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le nazisme est un sujet tabou dans une Allemagne en reconstruction morale mais déjà scindée en deux blocs, RDA et RFA. D'anciens nazis sont réintégrés dans l'administration et bloquent souterrainement toute tentative des magistrats ou des journalistes pour inquiéter des criminels de guerre. Le labyrinthe du silence est un film-dossier extrêmement bien documenté et très pédagogique. La mise en scène est efficace mais très académique, comme figée par l'Histoire, écrasée sous la lourdeur du sujet. Néanmoins, Alexander Fehling incarne avec force ce procureur obsédé par la loi et la vérité et qui fera tout pour traduire en justice une vingtaine de criminels de guerre. Un témoignage important.

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