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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jamel Debbouze passe à la réalisation avec Pourquoi j'ai pas mangé mon père, un film d'animation en motion capture qui revisite son histoire sous forme de conte et invite à la tolérance. Un conte généreux, un peu superficiel.

"Pourquoi j'ai pas mangé mon père", un film de Jamel Debbouze

L’histoire trépidante d’Édouard, fils aîné du roi des simiens, qui, considéré à sa naissance comme trop malingre, est rejeté par sa tribu. Il grandit loin d’eux, auprès de son ami Ian, et, incroyablement ingénieux, il découvre le feu, la chasse, l’habitat moderne, l’amour et même… l’espoir. Généreux, il veut tout partager, révolutionne l’ordre établi, et mène son peuple avec éclat et humour vers la véritable humanité… celle où on ne mange pas son père.

 

 

Pour sa première réalisation, Jamel Debbouze a vu grand. Pourquoi j'ai pas mangé mon père est l'adaptation libre du roman Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis, le PAS du titre ayant été rajouté pour soutenir l'idée qu'il ne faut pas se plier aveuglément aux conventions et à toutes les traditions (le titre prend tout son sens dans une séquence centrale du film). Avec un budget pharaonique pour un film français (plus de 25 millions d'euros), il s'agit du premier long-métrage tourné en Europe entièrement en performance capture.

 

Jamel Debbouze incarne Edouard, un personnage laissé de côté dès sa naissance et qui grandit dans la "banlieue" du territoire de ses semblables, loin de l'arbre de son roi de père. Par sa volonté, son intelligence et l'acceptation de sa différence (un bras "mort"), il va tenter de conjurer le sort et de s'imposer dans un monde qu'il va contribuer à changer. L'acteur-réalisateur est bien sûr parti de son histoire personnelle pour créer ce personnage. Le film est fait pour plaire à toute la famille, avec un humour bon enfant et un joli message de tolérance et d'espoir, un peu simpliste parfois, mais qui fait du bien en ces temps troublés. Ode au vivre ensemble, le film séduira toutes les générations. Et le clou du spectacle est dans le personnage de Vladimir (incarné par Patrick Thibaud), la meilleure trouvaille de ce film : un hommage à Louis de Funès. Le conseiller du roi, perfide, lâche et obséquieux à souhait, reprend les répliques cultes de l'acteur (La folie des grandeurs, La grande vadrouille, Le corniaud…) et vole même la vedette à Jamel, en tout cas pour les spectateurs les moins jeunes.

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