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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pour son deuxième long-métrage, Une belle fin, Uberto Pasolini s'intéresse à notre "ultra moderne solitude" et à la vie d'un modeste employé londonien. Un film subtil et très touchant.

"Une belle fin", un film de Uberto Pasolini

Modeste fonctionnaire dans une banlieue de Londres, John May se passionne pour son travail. Quand une personne décède sans famille connue, c’est à lui de retrouver des proches. Malgré sa bonne volonté, il est toujours seul aux funérailles, à rédiger méticuleusement les éloges des disparus… Jusqu'au jour où atterrit sur son bureau un dossier qui va bouleverser sa vie : celui de Billy Stoke, son propre voisin.

 

 

Uberto Pasolini est un producteur et réalisateur installé à Londres depuis les années 80. En 1997, il produit la comédie sociale à succès The Full Monty et réalise en 2008 son premier film, Sri Lanka National Handball Team. Sa deuxième réalisation, intitulée Une belle fin pour le marché francophone, porte le titre de Still Life, qui a un triple sens en anglais : "nature morte", "vie immobile" et "la vie, toujours". En effet, John May (Eddie Marsan, formidable) est un petit employé un peu terne dont le travail consiste à retrouver les proches de personnes sans famille décédées pour organiser leurs obsèques. Le petit homme, particulièrement zélé, est, en réalité, souvent le seul à assister aux funérailles d'inconnus pour lesquels il va même jusqu'à écrire les oraisons funèbres.

 

Avec des plans fixes la plupart du temps, Uberto Pasolini donne à voir la vie de John May, vieux garçon sans famille lui aussi et dont la vie est rythmée par une routine immuable et des manies qui confinent au rituel. Que ce soit dans son bureau ou dans son modeste appartement, John est méticuleux, organisé à l'extrême, sans aucune fantaisie ni improvisation. Il garde des photos de ses "clients" dans un album qu'il tient soigneusement à jour, comme pour conjurer son propre sort, sa propre solitude. Mais lorsqu'il apprend qu'il est licencié suite à une restructuration économique, John May va prendre sa dernière affaire encore plus à cœur et découvrir des vibrations qui lui étaient inconnues. Entre rencontres marginales et coup de cœur pour une jeune femme fragile (l'excellente Joanne Froggatt, "Anna" dans Downton Abbey), la vie terne de John change par petites touches, à l'image de la mise en scène qui s'élargit et accueille plus de couleurs, jusqu'à un final bouleversant. Le film est délicat, sensible, souligne parfois trop, mais offre un joli moment, un "feel good movie" très émouvant.

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Choupynette de Restin 28/04/2015 13:43

J'aime beaucoup Eddie Marsan, un excellent acteur. Ce film me tente beaucoup!

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