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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

L'ancien photoreporter de guerre Erik Poppe signe L'épreuve, un film inspiré de sa vie passée, avec Juliette Binoche et Nikolaj Coster-Waldau. Un mélodrame boursoufflé qui passe un peu à côté de son beau sujet.

"L'épreuve", un film de Erik Poppe

Rebecca est une photographe de guerre de renommée internationale. Alors qu’elle est en reportage en Afghanistan pour suivre un groupe de femmes qui préparent un attentat suicide, elle est gravement blessée par l'explosion d'une bombe. De retour chez elle en Irlande, pour se remettre de ce traumatisme, elle doit affronter une autre épreuve. Marcus, son mari et Stéphanie, sa fille ainée de 13 ans, ne supportent plus l’angoisse provoquée par les risques que son métier impose. Rebecca, qui est déchirée entre les souffrances qu’elle fait subir à ses proches et sa passion de photoreporter, doit faire face à un ultimatum : choisir entre son travail et sa famille. Mais peut-on vraiment échapper à sa vocation, aussi dangereuse soit-elle ? Renoncera-t-elle à couvrir ces zones de combats, et à sa volonté de dénoncer la tragédie humaine de son époque ?

 

 

Erik Poppe, réalisateur norvégien, a été un photographe de guerre pendant les années 80, avant d'arrêter ce métier à risques pour préserver sa vie de famille. L'épreuve s'inspire de ce passé, avec Juliette Binoche dans le rôle d'une mère de famille qui ne peut résister à sa passion de partir au bout du monde dans des zones de conflit pour témoigner avec ses photos de l'horreur de la guerre. Laissant ses deux filles et son mari, elle part de longues semaines en reportage à Kaboul où elle photographie les femmes kamikazes qui se font exploser en pleine ville. Après avoir frôlé la mort, la voilà de retour (forcé) à la maison.

 

Les premières séquences du film sont vraiment réussies, sans dialogues, montrant le travail de la photographe et dévoilant petit à petit son épouvantable sujet. La mise en scène est un peu pompeuse (ralentis, musique larmoyante) mais efficace dans un premier temps. Mais lorsque Rebecca (Juliette Binoche, bien mais qui en fait vraiment des tonnes dans les rires et les larmes) rentre dans son foyer, elle découvre un quotidien qui l'ennuie et un mari qui s'est lassé de ses absences. Au lieu de nous parler vraiment de la passion pour ce métier dangereux (mis à part un exposé ultra didactique), Erik Poppe s'embourbe dans un "drame bourgeois" qui aligne les clichés et des crises de larmes qui frôlent le ridicule.

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