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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Lion d'or à Venise, le nouveau film de Roy Andersson, Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence, clôt sa "trilogie des vivants". Une mise en scène remarquable pour un film qui, malgré tout, laisse froid.

"Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence", un film de Roy Andersson

Sam et Jonathan, deux marchands ambulants de farces et attrapes, nous entraînent dans une promenade kaléidoscopique à travers la destinée humaine. C’est un voyage qui révèle l’humour et la tragédie cachés en nous, la grandeur de la vie, ainsi que l’extrême fragilité de l’humanité…

 

 

Le cinéaste suédois Roy Andersson a entamé en 2000 sa "trilogie des vivants" avec Chansons du deuxième étage. Après Nous, les vivants (2007), le réalisateur achève son triptyque avec un film au nom parmi les plus longs de l'histoire du cinéma : Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence. Tourné en une quarantaine de plans fixes, le film est d'une rigueur formelle impressionnante, avec une photographie rappelant l'esthétique de la "nouvelle objectivité", courant pictural des années 20 mené par Otto Dix, notamment. On pense également à Aki Kaurismaki pour les couleurs et le jeu anti-réaliste des acteurs.

 

Malheureusement, en dépit d'un humour noir et surréaliste qui fait parfois mouche, le film ennuie très vite car il ne parvient pas à dépasser son dispositif, intéressant mais qui finit par écraser le fond, révélant une certaine prétention de son auteur se regardant filmer. Les "vivants" ne semblent l'être qu'à moitié, déjà un pied dans la tombe, le teint blafard et sans aucun espoir de jours meilleurs. Dans une séquence éprouvante, Andersson dénonce le colonialisme en mettant en scène une machine d'horreur dans laquelle sont enfermés des esclaves noirs soumis au feu et qui va, par son mouvement, créer une sorte de symphonie macabre. Le message est clair mais le mauvais goût n'est pas toujours pratiqué avec finesse.

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