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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Avec son quatrième long-métrage, Boys, la réalisatrice néerlandaise Mischa Kamp aborde la découverte de son homosexualité par un adolescent. Une chronique d'été sensible et attachante.

"Boys", un film de Mischa Kamp

Sieger est un jeune sportif de 17 ans qui s'entraîne pour des championnats. Lors de vacances d'été, il fait la connaissance de Marc, un jeune homme intriguant. Amitié et complicité se développent rapidement entre les deux adolescents. Naissent alors des sentiments bien plus forts.

 

 

A l'origine conçu pour la télévision néerlandaise, Boys a conquis les productions locales pour se retrouver vendu dans de nombreux pays européens. Quatrième film de Mischa Kamp, ce court (1h18) long-métrage aborde la découverte de son homosexualité par un ado de 15 ans lors de séances d'entraînement pour une course d'athlétisme. La réalisatrice reprend d'abord les codes de la teen - romcom pour en venir à une particularité : cette histoire d'amour est entre deux garçons. Si le scénario suit une trame relativement classique, la mise en scène est douce comme la lumière de cet été et se permet des envolées poétiques, comme cette sublime séquence de trampoline, petite merveille visuelle.

 

Par l'interprétation nuancée des deux acteurs principaux (Gijs Blom et Ko Zandvliet), le film gagne une poésie au cœur de sujets lourds (homophobie, deuil, violence). Le jeune Sieger n'accepte pas tout de suite son attirance pour ce nouveau camarade de piste, il suit le parcours que l'on voit habituellement dans le chemin de croix des jeunes gays : sortir avec une fille pour faire "comme tout le monde", mentir à son entourage sur ses sorties, nier cette relation naissante pour finalement l'accepter. Mais le film refuse toute atténuation du propos, offrant une décision douloureuse à prendre / à subir aux protagonistes. Ce n'est pas si souvent qu'un film allie une telle douceur et une telle dureté. On pardonne à Mischa Kamp les petites faiblesses scénaristiques devant ce spectacle attachant comme un amour d'été.

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