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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Laurent Tuel adapte la bande dessinée de Manu Larcenet avec son nouveau film, Le combat ordinaire. La chronique d'une renaissance après la confrontation aux démons du passé. La mise en scène élégante ne sauve pas le film d'une certaine fadeur.

"Le combat ordinaire", un film de Laurent Tuel

Le combat ordinaire, c'est le combat de Marco, jeune trentenaire, un brin bourru, mais animé de bonnes intentions et qui, à partir de petites choses, de belles rencontres, d'instants précieux, souvent tendres, parfois troublants, va se reconstruire et vaincre ses vieux démons.

 

 

Manu Larcenet fait partie des bédéastes français les plus réputés, plusieurs fois primé à Angoulême, mais avait toujours refusé les projets d'adaptation de son œuvre au cinéma, jugeant que les scénaristes trahissaient trop souvent son propos. Il a finalement donné son accord à Laurent Tuel pour adapter Le combat ordinaire. Le réalisateur est un touche à tout, avec à son actif une comédie à succès autour de la personnalité de Johnny Hallyday (Jean-Philippe, avec le chanteur et Fabrice Luchini) mais aussi un thriller avec Jean Réno (Le premier cercle) ou une comédie balourde sur le Tour de France (La grande boucle, avec Clovis Cornillac).

 

Ancien photographe de guerre, Marco (Nicolas Duvauchelle, électrique) est en pleine dépression. Il ne veut plus retourner sur le terrain et se trouve en proie à des crises d'angoisse de plus en plus fréquentes. Après avoir quitté Paris, il partage son temps entre la maison de Dordogne où il s'est installé et Lorient où il a grandi et où vivent toujours ses parents, non du port où son père fut docker. Entre une rencontre amoureuse (très belle Maud Wyler, toute en sensibilité), un voisin sympathique mais au passé douloureux (André Wilms) et des parents vieillissants (Liliane Rovère et Olivier Perrier, formidables), Marco tente de se reconstruire, d'affronter l'âge adulte, ses peurs quant au couple et à la paternité. Laurent Tuel propose une mise en scène assez sobre mais ponctuée d'effets appréciables (des gros plans en noir et blanc introduisant des monologues intérieurs). Malheureusement, malgré ces qualités, le film peine à convaincre, embourbé dans deux intrigues socio-politiques (la situation des dockers + les relents de la Guerre d'Algérie) qui ne font qu'être évoquées sans jamais dépasser le stade de l'anecdote. Un bel essai, trop superficiel pour séduire néanmoins.

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