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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le Petit Prince, le chef-d'œuvre de Saint Exupéry, réputé impossible à adapter, sort sur les écrans dans une version supervisée par des producteurs français et le réalisateur de Kung Fu Panda. Un film charmant mais qui ne retrouve pas la poésie originelle de ce roman universel.

"Le Petit Prince", un film de Mark Osborne

C’est l’histoire d’une histoire. C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes. C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi. C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire.

 

 

Publié en 1943 et depuis traduit dans 243 langues et dialectes, Le Petit Prince fait partie des chefs-d'œuvre de la littérature française, vendu à plus de 145 millions de copies, dont 12 millions rien qu'en France. De nombreux réalisateurs et producteurs se sont cassés les dents sur une adaptation, de Walt Disney à Orson Welles, et seule une comédie musicale était sortie en salles en 1974 sous l'impulsion de Stanley Donen (le réalisateur de Chantons sous la pluie). Au milieu des années 2000, le producteur français Dimitri Rassam se met en tête d'adapter Le Petit Prince pour le cinéma, confiant d'abord le projet à Miyazaki - qui renonce - avant de se tourner vers Mark Osborne, réalisateur de Bob l'Eponge et Kung Fu Panda pour les studios Dreamworks.

 

Plutôt que d'adapter uniquement le roman de manière littérale, le film fait le choix d'une histoire dans l'histoire, celle d'une petite fille américaine vivant avec une mère obsédée par son travail et la réussite sociale, et qui a oublié ce qu'était la magie du monde de l'enfance. Emménageant dans une nouvelle maison, la petite fille découvre un vieux voisin farfelu qui lui montre en cachette ses dessins (il est l'aviateur du roman de Saint Ex). Le récit est alors entrecoupé de séquences magnifiques en stop motion et qui reprennent la trame du roman d'origine. Ce sont, évidemment, les passages les plus intéressants. Jamie Caliri et Alexander Juhasz, les réalisateurs de cette partie animée à partir de figurines de papier, ont fait un travail extraordinaire, reproduisant - quasiment - en 3D les croquis originaux connus de tous. A côté de ce travail d'orfèvre, la partie numérique semble bien terne, et c'est la limite du film, au discours moins poétique et plus niais sur l'enfance, formaté par les studios hollywoodiens. Mais, ne serait-ce que pour les quelques séquences en stop motion, le film valait la peine d'être réalisé.

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