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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Philippe Le Guay adapte avec Floride une pièce à succès de Florian Zeller et met en scène Jean Rochefort en misanthrope malade d'Alzheimer face à Sandrine Kiberlain, toute en émotion. Un film qui oscille, souvent avec maladresse, entre drame et comédie.

"Floride", un film de Philippe Le Guay

A 80 ans, Claude Lherminier n'a rien perdu de sa prestance. Mais il lui arrive de plus en plus souvent d'avoir des oublis, des accès de confusion. Un état qu'il se refuse obstinément à admettre. Carole, sa fille aînée, mène un combat de tous les instants pour qu'il ne soit pas livré à lui-même. Sur un coup de tête, Claude décide de s'envoler pour la Floride. Qu'y a-t-il derrière ce voyage si soudain ?

 

 

Dans son dernier carton au box-office, Alceste à bicyclette, Philippe Le Guay confrontait Fabrice Luchini et Lambert Wilson au Misanthrope. Deux ans plus tard, il met en scène un autre misanthrope en adaptant Le Père de Florian Zeller. Mais ce Misanthrope n'a rien de celui de Molière, il est atteint de la maladie d'Alzheimer et refuse de constater qu'il perd peu à peu de son autonomie. Le réalisateur reprend la trame de la pièce de Zeller en l'adaptant toutefois librement, voulant éviter l'écueil du théâtre filmé. C'est à Jean Rochefort qu'il a confié le rôle difficile de ce vieil homme, qui garde sa prestance d'antan mais peine chaque jour à reconnaître son aide à domicile.

 

Le film démarre comme une comédie douce-amère sur les ravages de l'âge et d'Alzheimer. C'est d'emblée la partie  moins réussie car le réalisateur s'attarde sur le plus pathétique et le plus sordide de la maladie, sans pour autant parvenir à en faire vraiment rire. On est un peu gêné de voir l'immense Jean Rochefort dans cette inconfortable position, là où Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva illuminaient la caméra dans Amour de Haneke, dans un domaine certes différent mais des sujets voisins. Ce faux départ plombe le film en entier mais dans sa seconde partie, moins évidente, Floride se rattrape en offrant une réflexion intéressante sur la lourde responsabilité d'une fille (Sandrine Kiberlain, parfaite comme toujours) face à la maladie de son père. Les flashbacks désastreux de l'enfance du vieil homme qui lui reviennent comme des réminiscences alourdissent un film qui aurait été meilleur en tendant vers une certaine épure. Heureusement, le tandem Sandrine Kiberlain / Jean Rochefort fonctionne à merveille. C'est notre lot de compensation pour ce film bancal.

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nath 30/01/2016 23:56

Ce film est d'une grande richesse pour comprendre la maladie d alzheimer...il est d'une justesse sur ce qu est vraiment.la.maladie d alzheimer....
et non les flash back ne sont pas lourds ...ils permettent juste de comprendre et de percevoir la réalité intérieur d un malade alzheimer....
j en sais qq chose. ....je travaille pour une équipe specialisee alzheimer

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