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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Tarsem Singh signe un nouveau thriller, Renaissances, mêlant suspense et science-fiction. Un film au sujet intéressant mené tambour battant mais qui finit par s'essouffler.

"Renaissances", un film de Tarsem Singh

Que feriez-vous si on vous proposait de vivre éternellement ? Damian Hale, un richissime homme d’affaire new yorkais atteint d’une maladie incurable, se voit proposer une opération révolutionnaire par le mystérieux groupe Phénix : transférer son esprit dans un corps de substitution, « une enveloppe vide », un nouveau corps jeune et athlétique pour prolonger sa vie. Comment résister à une telle proposition ? Damian Hale procède au transfert et redécouvre les joies de la jeunesse, du luxe et des femmes dans son nouveau corps. Jusqu’au jour où Damian découvre un terrible secret sur l’opération. Un secret pour lequel Phénix est prêt à tuer.

 

 

Le désir d'immortalité irrigue le cinéma de science-fiction (et pas seulement) depuis toujours. Tarsem Singh, réalisateur indien travaillant à Hollywood et responsable de The Cell ou Blanche Neige (pâle version avec Julia Roberts), a été choisi pour mettre en scène le nouveau scénario des frères Pastor, plus connus pour des films mêlant horreur et SF. Ryan Reynolds, qui enchaîne les projets ces derniers mois, aussi différents que Captives, The Voices ou La femme au tableau, est donc le nouveau corps choisi par Ben Kingsley pour sauver son âme d'un corps rongé par le cancer. Quand on est riche, on peut tout se permettre apparemment. Mais il va découvrir que la société responsable de ce "transfert" d'âme ne lui a pas tout dit.

 

L'idée de départ du scénario est passionnante et la première demi-heure du film est très réussie, confrontant un homme riche et malade (Ben Kingsley, impérial) à son goût désespéré pour la vie (ainsi que l'argent et le luxe). Dans le corps de Ryan Reynolds (il y a pire comme incarnation), le magnat immobilier va profiter d'une nouvelle jeunesse mais, rattrapé par sa conscience, va comprendre que tout est équilibre dans ce monde et qu'une vie en vaut toujours une autre. La piste proposée par le film tourne malheureusement un peu court quand Tarsem Singh décide de privilégier l'action, les courses-poursuites et les complots à tiroir au détriment d'une réflexion sur les dérives d'une "science sans conscience". Renaissances rejoint alors le lot des séries B d'action, avec un savoir-faire certain mais sans supplément… d'âme.

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