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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Prix du public au Festival de Sundance 2015, Umrika est le deuxième film de Prashant Nair, se plaçant au cœur d'un village indien bousculé par le départ de ses enfants pour l'Amérique. Un film à la mise en scène paresseuse et qui passe souvent à côté de son sujet.

"Umrika", un film de Prashant Nair

Les habitants de Jivatpur sont galvanisés par le voyage de l’un d’entre eux, parti conquérir « Umrika ». L’Amérique, ils la découvrent à travers les cartes postales qu’il envoie. Mais quand il cesse d’écrire, son petit frère se lance à sa recherche.

 

 

La production cinématographique indienne est la plus importante au monde, avec plus de 1200 films produits chaque année. Si les films issus de "Bollywood" sont toujours majoritaires, on a vu l'émergence depuis une dizaine d'années d'une nouvelle vague indienne incarnée dans les salles françaises par le succès du film Slumdog Millionnaire (Danny Boyle, 2008) ou plus récemment The Lunchbox de Ritesh Batra.

 

Le jeune cinéaste Prashant Nair a fait appel à deux stars pour son deuxième long-métrage : Suraj Sharma, le héros de L'Odyssée de Pi (Ang Lee), et Tony Revolori, révélé par Wes Anderson dans The Grand Budapest Hotel. Avec Umrika, le réalisateur voulait évoquer le parcours difficile des migrants, notamment vers des pays occidentaux véhiculant des fantasmes de réussite sociale comme les Etats-Unis. Le scénario accumule, malheureusement, trop de lourdeurs et survole son (passionnant) sujet pour se concentrer sur une intrigue familiale peu originale et dont les "secrets" sont rapidement devinés. Malgré le charme des acteurs, on s'ennuie ferme après la première demi-heure et le réalisateur ne parvient pas à se défaire d'une mise en scène sans grande inspiration.

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