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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Christophe Ali et Nicolas Bonilauri signent leur troisième film en commun avec La volante, un thriller porté par Nathalie Baye. Un film tendu à l'interprétation de haut vol et une mise en scène précise qui fait oublier les grosses faiblesses du scénario.

"La volante", un film de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri

Alors qu’il emmène sa femme à la maternité pour accoucher, Thomas percute et tue un jeune homme sur la route. Marie-France, la mère de ce dernier, ne parvient pas à se remettre du drame. Neuf ans plus tard, Marie-France devient la secrétaire de Thomas sans qu’il sache qui elle est. Peu à peu, elle s’immisce dangereusement dans sa vie et sa famille jusqu’à lui devenir indispensable.

 

 

Christophe Ali et Nicolas Bonilauri, dix ans après leur dernier film en commun (Camping sauvage), ont voulu signé un thriller à l'ambiance hitchcockienne, porté par Nathalie Baye, peu habituée à ce type de rôle. Les réalisateurs expliquent ce choix par l'envie de confier un rôle de "veuve noire" vengeresse à une actrice populaire au grand capital sympathie. En effet, la star française incarne une secrétaire volante, terme qui qualifiait autrefois les secrétaires passant d'un poste à un autre dans les grandes administrations, qui compte bien opérer une vengeance froide à l'encontre de celui qui, neuf ans plus tôt, a causé accidentellement la mort de son jeune fils.

 

Disons-le d'emblée, le scénario de La volante n'est pas des plus originaux, avec sa trame classique de vengeance ourdie selon un plan longuement étudié par une femme qui n'a plus rien à perdre. Les nombreux rebondissements ne sont pas toujours vraisemblables, mais qu'importe, ici, Nathalie Baye (parfaite dans ce rôle à la fois sympathique et terrifiant) incarne une figure de cinéma plus qu'un simple personnage. Les références assumées à Hitchcock parsèment une mise en scène fluide et discrète, à l'image de cette secrétaire qui ne laisse rien au hasard, sans se faire remarquer. Le jeu subtil de l'actrice révèle une personnalité aussi attachante que profondément dangereuse. La musique, hitchcockienne en diable, accompagne l'exécution froide d'un plan de vengeance méthodiquement appliqué par celle qui va se rendre indispensable aux yeux de sa proie. Les réalisateurs réussissent à créer une tension qui atteint son climax dans un final à la Shining (cf. le plan final). Sans se comparer à Hitchcock ou Kubrick, le film tient parfaitement son rang de bonne série B.

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