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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

A l'occasion du soixantième anniversaire de sa mort, James Dean a droit à son biopic, Life, réalisé par Anton Corbijn et porté par Dane DeHaan et Robert Pattinson. Un film assez malin qui détourne le biopic pour parler de la célébrité et de photographie, premier métier du réalisateur.

"Life", un film de Anton Corbijn

Un jeune photographe qui cherche à se faire un nom croise un acteur débutant et décide de lui consacrer un reportage. Cette série de photos iconiques rendit célèbre le photographe Dennis Stock et immortalisa celui qui allait devenir une star : James Dean.

 

 

Après le décevant Un homme très recherché, Anton Corbijn revient à un style plus personnel avec Life, qui est autant un biopic sur James Dean qu'un retour sur les coulisses d'une séance photo devenue mythique, quelques mois avant la mort tragique de celui qui n'est pas encore une star, à la veille de la sortie de A l'est d'Eden. Life fait écho au premier film du cinéaste néerlandais, le magnifique Control, sorti en 2007, qui revenait déjà sur le parcours d'une jeune gloire morte avant ses 25 ans (Ian Curtis de Joy Division) et sur son rapport difficile à la célébrité, autant désirée que méprisée.

 

La première bonne idée de Corbijn a été de confier le rôle du photographe – personnage aussi important que James Dean pour le réalisateur et ancien photographe lui aussi – à une star (Robert Pattinson) et celui de l'icône mythique à un jeune acteur pas (encore) très connu, Dane DeHaan, aperçu surtout dans des séries et dans le film de SF Chronicle. Ensuite, Life ne se situe que sur quelques semaines de la vie de James Dean, au début de l'année 1955, alors qu'il a tourné son premier film et espère obtenir un rôle dans La Fureur de Vivre qui sera son deuxième et avant-dernier film. Nous sommes donc dans le frémissement qui précède la gloire de l'acteur. Et ça, Dennis Stock, jeune photographe ambitieux, l'a bien compris. Son but est de mettre en avant le jeune Jimmy mais aussi (surtout ?) de se lancer comme un artiste photo incontournable. La réflexion sur la célébrité, crainte, méprisée mais désirée, n'est pas nouvelle mais elle est subtilement mise en avant dans des dialogues ciselés, notamment la bouleversante séquence de train. Connaissant la bissexualité de Dean, on ne peut s'empêcher d'ajouter un sous-texte érotique à cet échange, mais le film a l'intelligence de ne jamais s'éloigner des figures qu'il s'est imposé de suivre. C'est aussi la limite de Life, qui manque parfois d'un peu de fièvre et de "fureur de vivre" pour convaincre complètement.

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