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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Owen Wilson change de registre dans No escape, le nouveau film de John Erick Dowdle, réalisateur de films d'horreur qui signe ici un survival movie visuellement réussi mais politiquement nauséabond.

"No escape", un film de John Erick Dowdle

Jack, un homme d’affaires américain, s’expatrie en Asie du sud-est avec sa famille pour mener une vie de rêve dans un décor paradisiaque. Fraîchement débarqués, leur projet tourne court. Un coup d’état éclate dans le pays et la tête des expatriés se retrouve mise à prix. Aidés par un mercenaire britannique, Jack et les siens n'ont qu'une solution: fuir.

 

 

On avait l'habitude de voir Owen Wilson dans des comédies, de Midnight in Paris à Serial Noceurs. Après une incursion dans le cinéma d'auteur (The Grand Budapest Hotel), le voilà dans un rôle dramatique de père de famille prêt à tout pour sauver sa femme et ses filles de l'enfer d'un pays en plein coup d'Etat. Il incarne ici un quadra obligé de s'expatrier en Asie pour un nouveau job, alors que son entreprise a fait faillite récemment. Dès son arrivée, il va être confronté, avec sa famille, à un putsch sanglant d'une junte militaire qui n'est pas sans rappeler les événements récents en Thaïlande, pays jamais cité même s'il s'agit du lieu de tournage.

 

La réalisation est typique d'une série B, ni meilleure ni moins bonne, et John Dowdle a un certain sens du rythme. On regrette tout de même le recours systématique à une esthétique de clip, avec des ralentis incessants et des effets de manche un peu ridicule. Survival movie classique, le film présente un homme ordinaire dans une situation extraordinaire et qui va affronter tous les dangers pour sauver les siens, aidé par un vieux mercenaire incarné par Pierce Brosnan, pauvre ancien James Bond réduit à jouer les vieux briscards dans des œuvres de seconde zone (aucun grand rôle depuis 15 ans à l'exception du génial Ghost Writer de Polanski). Cette série B de plutôt facture est cependant noircie par un relent un peu raciste, ou en tout cas une peur de l'étranger typique d'une certaine Amérique – on n'est pas loin du communiste avec le couteau entre les dents.

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