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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Deux ans après La grande bellezza, Paolo Sorrentino s'offre un duo de stars (Michael Caine / Harvey Keitel) dans Youth, sélectionné à Cannes 2015. Un film un peu lourd sur l'art et le temps qui passe, à peine sauvé par son interprétation.

"Youth", un film de Paolo Sorrentino

Fred et Mick, deux vieux amis approchant les quatre-vingts ans, profitent de leurs vacances dans un bel hôtel au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d’orchestre désormais à la retraite, n’a aucune intention de revenir à la carrière musicale qu’il a abandonnée depuis longtemps, tandis que Mick, réalisateur, travaille toujours, s’empressant de terminer le scénario de son dernier film. Les deux amis savent que le temps leur est compté et décident de faire face à leur avenir ensemble. Mais contrairement à eux, personne ne semble se soucier du temps qui passe…

 

 

Présenté à Cannes et reparti bredouille de la compétition, Youth est le deuxième film en anglais de Paolo Sorrentino, quatre ans après This must be the place. Le cinéaste italien, toujours influencé par Fellini, filme deux octogénaires amis de longue date (Michael Caine, excellent, et Harvey Keitel) dans un hôtel de luxe en pleine campagne suisse. L'un est un compositeur et chef d'orchestre à retraite qui refuse un dernier baroud d'honneur pour la Reine d'Angleterre, l'autre est un vieux réalisateur qui écrit son scénario-testament qu'il croit être son ultime chef-d'œuvre. Face à un avenir dont l'horizon se rétrécit pour eux, ils philosophent sur le temps qui passe et les souvenirs de jeunesse.

 

Quand Sorrentino tourne en Italie, cela donne parfois le meilleur (La Grande Bellezza en 2013) mais il s'avère pour l'instant – il n'a que  45 ans – moins inspiré lorsqu'il est en terrain anglophone. Sa mise en scène est loufoque, pleine d'excès, comme toujours, parfois inventive, mais souvent lourdingue comme un gros pudding international (on y croise des Anglais dont l'immense Rachel Weisz, des Américains, des Français, des Italiens, des Suisses…). Certains dialogues font mouche mais pour la plupart du temps, le spectateur s'ennuie ferme devant ce spectacle un peu prétentieux et fatigant par sa musique omniprésente (de Paloma Faith à Florence + the Machine). Une grande déception.

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