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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Luc Jacquet retrouve l'Antarctique avec La glace et le ciel, son documentaire sur (et avec) Claude Lorius présenté hors compétition à Cannes en mai 2015. De belles images et l'histoire intéressante de la carrière d'un précurseur du réchauffement climatique pour un film un peu figé et trop à la gloire de son héros.

"La glace et le ciel", un film de Luc Jacquet

Luc Jacquet met en scène l’aventure de Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique. Il nous raconte l’histoire d’une vie extraordinaire de science et d’aventure, consacrée à percer au plus profond des glaces de l’Antarctique les secrets bien gardés du climat.

 

 

En 2005, Luc Jacquet connaît un succès international avec son film La marche de l'empereur, un film sur les manchots en Antarctique mis en musique par Emilie Simon et qui recevra l'Oscar du meilleur documentaire. Dix ans plus tard, et deux après avoir posé son regard sur la forêt tropicale dans Il était une forêt, le cinéaste-aventurier a voulu célébrer Claude Lorius, un glaciologue engagé par hasard sur une expédition en Antarctique en 1955 et qui depuis voue une passion sans borne à cet immense continent glacé. L'explorateur aujourd'hui âgé de 83 ans a vu dans ses recherches les signes avant-coureurs du réchauffement climatique et met le monde en garde depuis près de trente ans.

 

Les images du grand Sud font – forcément – d'une incroyable beauté. Mais avec de très nombreuses images d'archives (plus de la moitié du film), Luc Jacquet raconte la vie extraordinaire de Claude Lorius à travers sa vingtaine d'expéditions australes entre 1956 et 1987. Le scientifique a étudié les bulles d'air prisonnières de la glace depuis des dizaines, des centaines de milliers d'années pour comprendre l'histoire du climat sur Terre et ses différents cycles. Ce récit exceptionnel est malheureusement entrecoupé de trop nombreuses prises de vue du vieil homme aujourd'hui méditant dans différents lieux de la planète. L'hagiographie de Lorius, pourquoi pas, mais la voix off omniprésente en rajoute une couche et assomme un peu, rendant le film parfois indigeste. Restent des images d'une beauté à couper le souffle et un discours sur la protection de la planète qu'on ne répète jamais assez.

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