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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Sam Mendes rempile pour un second James Bond avec le 24ème volet des aventures de 007, Spectre, toujours incarné par Daniel Craig. Un film d'action spectaculaire mais en-dessous du génial prédécesseur, Skyfall.

"007 Spectre", un film de Sam Mendes

Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre.  Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6, dirigé par M. Bond persuade Moneypenny et Q de l’aider secrètement à localiser Madeleine Swann, la fille de son vieil ennemi, Mr White, qui pourrait détenir le moyen de détruire Spectre. Fille de tueur, Madeleine comprend Bond mieux que personne… En s’approchant du cœur de Spectre, Bond va découvrir qu’il existe peut-être un terrible lien entre lui et le mystérieux ennemi qu’il traque…

 

 

En 2012, Sam Mendes signait pour le cinquantième anniversaire de la saga James Bond Skyfall, peut-être le meilleur volet, avec un succès retentissant (plus d'un milliard de dollars de recettes et  plus de 7 millions d'entrées en France). Le réalisateur britannique remet le couvert avec Spectre, qui revient encore un peu sur le passé et l'enfance du célèbre agent. Avec Léa Seydoux et Monica Bellucci en James Bond girls et Christoph Waltz en méchant, le film au budget pharaonique (300 millions de dollars) soigne ses scènes d'action mais n'offre pas une réflexion aussi fascinante que dans Skyfall qui semblait pourtant sonner comme un reboot de la saga mythique.

 

Avec Spectre, c'est le retour des gadgets à gogo et des bastons à l'ancienne. On retrouve l'humour british, les smokings impeccables et l'esprit du James Bond des années 60/70. Mais là où Skyfall explorait les failles intimes de l'agent, Spectre – même s'il crée des ponts avec d'anciens épisodes cités explicitement – apparait plus lisse, plus convenu, alors qu'on attendait Sam Mendes sur un terrain plus ambigu, à l'image de la relation intéressante entre l'agent et le "méchant" dans Skyfall. Javier Bardem, génial, offrait une double lecture passionnante là où Christoph Waltz fait le job dans le registre auquel il semble désormais abonné, intello machiavélique au sourire terrifiant. On ne s'ennuie pas et les scènes d'action sont hautement divertissantes mais le fantôme de Skyfall pèse trop lourd pour faire de ce nouvel opus une franche réussite.

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