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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Terrence Malick poursuit sa quête métaphysico-philosophique avec Knight of Cups, son nouveau film porté par Christian Bale. Des images magnifiques et une mise en scène singulière mais le cinéaste semble sérieusement tourner en rond.

"Knight of Cups", un film de Terrence Malick

« Il était une fois un jeune prince que son père, le souverain du royaume d’Orient, avait envoyé en Égypte afin qu’il y trouve une perle. Lorsque le prince arriva, le peuple lui offrit une coupe pour étancher sa soif. En buvant, le prince oublia qu’il était fils de roi, il oublia sa quête et il sombra dans un profond sommeil… » Le père de Rick lui lisait cette histoire lorsqu’il était enfant. Aujourd’hui, Rick vit à Santa Monica et il est devenu auteur de comédies. Il aspire à autre chose, sans savoir réellement quoi. Il se demande quel chemin prendre.

 

 

Autrefois rare – quatre films entre 1973 et 2005 – Terrence Malick est de plus en plus prolixe, enchaînant les films depuis sa Palme d’or The tree of life en 2011. Après ce grand film métaphysique, le cinéaste culte dévoilait A la merveille en 2013, poursuivant cette quête qui semble se refermer avec Knight of Cups, nouveau volet centré sur le sens de la vie. Terrence Malick soigne son statut de démiurge à l’ego imposant dans ce nouvel opus au style toujours plus personnel, entre caméra vagabonde, voix off (un peu agaçante) et personnages en plein questionnement existentiel.

 

Le patronyme du réalisateur signifie « roi » en arabe et ce « chevalier de coupe » pourrait bien être son alter ego de cinéma, un scénariste hollywoodien qui réalise le vide de sa vie – dans les fêtes, le sexe et l’alcool – et cherche à recoller les morceaux de sa vie, dans une quête de pureté nouvelle. Le titre vient d’une carte de tarot représentant le changement amoureux et le personnage de Christian Bale croise de nombreuses ex-amoureuses ou aventures, histoires qu’il a inlassablement gâchées avec Natalie Portman, Cate Blanchett ou Imogen Poots. La caméra de Malick va et vient, comme déjà dans le beau A la merveille ou le chef d’œuvre The tree of life, mais ici, dans un montage complètement éclaté, on a le sentiment que le cinéaste a totalement perdu de vue le scénario au profit de sa quête – virtuose – d’images, magnifiques mais trop souvent noyées dans un gloubi-boulga métaphysico-bébête. Si Terrence Malick garde intact son pouvoir de fascination, il donne l’impression de ne plus avoir grand-chose à raconter, obsédé par l’idée de produire de l’image comme pour combler le vide d’une quête sans fin.

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