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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Sophie Barthes signe avec Madame Bovary une nouvelle adaptation du chef-d'œuvre de Flaubert. Une mise en scène et une photo soignées pour cette nouvelle version assez séduisante, fidèle à l'esprit du roman.

"Madame Bovary", un film de Sophie Barthes

Emma Rouault, fraîchement sortie du couvent, épouse Charles Bovary, un médecin de campagne qui se réjouit d’avoir trouvé la compagne parfaite. Emma occupe ses journées à aménager sa nouvelle demeure, dessine, joue du piano et reçoit avec élégance les visiteurs. Cette vie monochrome auprès d’un époux sans raffinement est bien loin des fastes et de la passion auxquels elle aspire. Ses rencontres avec M. Lheureux, habile commerçant, le Marquis d’Andervilliers, et Léon, jeune clerc de notaire, vont rompre la monotonie de son existence.

 

 

Le célèbre roman de Flaubert a connu de nombreuses adaptations plus ou moins libres, du grand film de Chabrol avec Isabelle Huppert à d'autres œuvres indirectement inspirées du roman (La fille de Ryan de David Lean, Gemma Bovery d'Anne Fontaine…). Pour son deuxième long-métrage, Sophie Barthes, réalisatrice française installée de longue date aux Etats-Unis, choisit de donner une nouvelle vie au roman en confiant à Mia Wasikowska le rôle-titre.

 

Il n'est pas toujours évident d'offrir une relecture à des œuvres déjà très lues et très commentées, ancrées dans la culture populaire. Sophie Barthes fait le choix d'un certain classicisme dans la réalisation avec une photographie absolument somptueuse signée Andrij Parekh, son mari. Le récit est condensé dans le temps et prend quelques libertés avec le roman original (pas d'enfant ici, par exemple) mais l'esprit de Flaubert est là. Emma Bovary est une femme qui s'ennuie, peut-être en avance sur son temps dans une époque qui fustige les femmes qui ont le goût de l'indépendance. L'interprétation solide (Mia Wasikowska et surtout le troublant Ezra Miller, toujours parfait) donne corps à un ensemble parfois un peu sage, un peu convenu, mais émouvant et sensible.

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