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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après le succès de Oslo, 31 août, Joachim Trier livre Back home (Louder than bombs), son premier film en anglais et tourné aux Etats-Unis. Un drame porté par un casting international, dont Isabelle Huppert et Gabriel Byrne, et une mise en scène virtuose malgré quelques longueurs.

"Back Home", un film de Joachim Trier

Alors que se prépare une exposition consacrée à la célèbre photographe Isabelle Reed trois ans après sa mort accidentelle, son mari et ses deux fils sont amenés à se réunir dans la maison familiale et évoquer ensemble les fantômes du passé…

 

 

En 2011, Joachim Trier présentait son deuxième long-métrage, le chef-d’œuvre Oslo, 31 août, à Cannes, dans une sélection parallèle. C’est en compétition officielle que le cinéaste norvégien revient quatre ans plus tard avec son premier film en anglais, Louder than bombs, rebaptisé Back home après les attentats de Paris pour ne pas créer de confusion – même si le thème n’a aucun rapport avec les événements du 13 novembre. Avec Jesse Eisenberg, Gabriel Byrne et Isabelle Huppert, le réalisateur s’offre un casting quatre étoiles.

 

La finesse d’écriture de ses deux premiers films puisait son inspiration dans la Nouvelle Vague française – surtout Nouvelle Donne, son premier long biberonné à Godard. Avec Back home, Trier s’affranchit un peu de cet héritage et vise plus « international », plus universel. En filmant cette famille trois ans après le deuil, le cinéaste s’extrait de l’émotion brute et laisse place à la mélancolie. Le personnage le plus touchant, celui du jeune fils, campé par l’excellent Devin Druid, rappelle les ados paumés de Gus Van Sant. Il représente la pureté là où les adultes sont tous corrompus par le mensonge – dont il va découvrir qu’il est aussi une victime. La mise en scène d’une grande beauté, avec des ralentis particulièrement poétiques, cache cependant mal, dans sa dernière partie, un scénario un peu faible par rapport à son ambition. La petite déception est à la hauteur des attentes de la part d’un cinéaste qui a imposé sa patte singulière dès ses courts-métrages dans les années 2000 (notamment Procter, saisissant, et Still, bouleversant). Back home reste un film de qualité mais Trier nous avait habitué à un tel niveau de maîtrise que cela ne suffit pas pour convaincre totalement.  

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