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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Avec son premier film, Le grand jeu, Nicolas Pariser signe un thriller politique porté par Melvil Poupaud et André Dussollier. Joliment mis en scène et finement dialogué, le film ne parvient pourtant pas à décoller complètement.

"Le grand jeu", un film de Nicolas Pariser

Pierre Blum, un écrivain de quarante ans qui a connu son heure de gloire au début des années 2000, rencontre, un soir, sur la terrasse d'un casino, un homme mystérieux, Joseph Paskin. Influent dans le monde politique, charismatique, manipulateur, il passe bientôt à Pierre une commande étrange qui le replongera dans un passé qu'il aurait préféré oublier et mettra sa vie en danger. Au milieu de ce tumulte, Pierre tombe amoureux de Laura, une jeune militante d'extrême gauche ; mais dans un monde où tout semble à double fond, à qui peut-on se fier ?

 

 

Le film politique n’est pas la spécialité du cinéma français, loin s’en faut. Avec son premier long-métrage, Nicolas Pariser, ancien critique ciné, s’est très librement inspiré de l’affaire Tarnac pour composer cette histoire de manipulation en haut lieu et le constat de désenchantement d’une génération qui n’a pas su mener de grands combats. Le grand jeu est moins un film de stratégie politique façon House of Cards qu’un jeu de dupes qui démarre comme une partie de poker, avec ses coups de bluff.

 

Melvil Poupaud incarne un quadra désabusé, coupé des fréquentations « gauchistes » de sa jeunesse dans les années 90 et qui peine à survivre, ne touchant presque plus de droits d’auteur de son unique roman à succès paru quinze ans auparavant. La proposition d’un homme de l’ombre, mercenaire de la politique et homme obscur (André Dussollier), va replonger l’auteur dans son passé. Le film, passionnant dans sa première partie, met en place les pièces d’un puzzle intéressant mais convainc moins quand il prend le maquis dans une communauté d’extrême gauche en pleine campagne. La mise en scène de Nicolas Pariser, toute en retenue, souligne des dialogues assez littéraires, formidablement bien écrits. Mais à mesure que l’intrigue avance, le rythme se perd et l’intérêt s’émousse. Bel essai tout de même.

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