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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pour son premier film, Le nouveau, Rudi Rosenberg a réuni un casting d’ados et Max Boublil dans une comédie attachante sur les relations entre ces collégiens. Un film drôle et parfois cruel, toujours pertinent.

"Le nouveau", un film de Rudi Rosenberg

La première semaine de Benoit dans son nouveau collège ne se passe pas comme il l’aurait espéré. Il est malmené par la bande de Charles, des garçons populaires, et les seuls élèves à l’accueillir avec bienveillance sont des « ringards ». Heureusement, il y a Johanna, jolie suédoise avec qui Benoit se lie d’amitié et tombe sous le charme. Hélas, celle-ci s'éloigne peu à peu pour intégrer la bande de Charles. Sur les conseils de son oncle, Benoit organise une soirée et invite toute sa classe. L’occasion de devenir populaire et de retrouver Johanna.

 

 

Filmer les ados n’est pas toujours chose facile et il est encore plus périlleux de ne pas plonger dans les clichés et tous les écueils du genre. En 2008, Laurent Cantet avait su capter quelque chose d’essentiel de la jeunesse dans sa Palme d’or Entre les murs. Un peu plus tard, Riad Sattouf se faisait plus burlesque avec Les beaux gosses. Pour son premier long-métrage, Rudi Rosenberg se penche sur cette période cruciale et déroutante de l’adolescence, plus précisément en suivant la naissance d’une bande de copains dans une classe de 4ème, « une année charnière où le contraste de maturité entre les élèves est le plus flagrant » souligne le réalisateur avant d’ajouter « il y a ceux qui sont encore clairement dans l’enfance, qui sucent leur pouce, portent des cartables, et les autres qui sont devenus de vrais ados, qui fument, organisent des soirées et sortent avec les filles. J’ai pensé que la confrontation de ces deux mondes offrirait un bon terrain de comédie. »

 

Le film fait le choix – intelligent – d’éviter au maximum le racolage avec des moments attendus (la branlette, les émois de la puberté) au profit d’une chronique plutôt fine de cet âge si particulier où s’intégrer à un groupe est souvent une question de vie ou de mort. Les personnages sont des stéréotypes (le nouveau, l’intello, la plus-jolie-fille-de-la-classe, le gros rigolo, le beau gosse, etc…) mais pas des caricatures. Les situations sont souvent cocasses mais aussi émouvantes ou même cruelles car à 13 ans, les piques assassines et les bons mots caustiques peuvent frapper comme des coups de poignard. Les jeunes acteurs non-professionnels sont exceptionnels, Guillaume Cloud Roussel, Rephael Ghrenassia et Eytan Chiche en tête. La meilleure comédie de cette fin d’année.

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