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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

17 ans après sa sortie initiale, Studio 54 revient sur les écrans dans un nouveau montage, supervisé par le réalisateur Mark Christopher. Une nouvelle vision d’un film sympathique mais un peu daté.

"Studio 54 - director's cut", un film de Mark Christopher

Fin des années 70, sur la 54ème rue de New York, surgit un lieu qui va très vite acquérir le statut de plus grande boîte de nuit de tous les temps : le Studio 54. Un soir, Shane, 19 ans, réalise son rêve et parvient enfin à pénétrer dans ce club mythique. Côtoyant les plus grandes stars, il découvre un univers unique et extravagant, où se mêlent décadence et excès. Un tourbillon étincelant et enivrant dont il ne pourra bientôt plus se passer...

 

 

En 1998, Mark Christopher livrait Studio 54, un film partiellement basé sur ses souvenirs de jeunesse dans le mythique club new-yorkais. Il engage Ryan Philippe, alors jeune gloire montante qui explose la même année dans Souviens-toi l’été dernier et Cruel intentions avant que sa carrière ne prenne un tour plus confidentiel. L’immense beauté de l’acteur en faisait le candidat idéal pour devenir l’icône de ce film situé à la fin des années 70, en pleine fièvre disco. Jugé trop osé par les studios américains en 1998, Studio 54 est tronqué du tiers de sa durée, des séquences sont retournées… un naufrage artistique. Près de vingt plus tard, les bandes sont retrouvées in extremis dans un entrepôt au beau milieu du désert parmi des piles de VHS. Le film est donc remonté selon la volonté originale de Mark Christopher.

 

Le film démarre sur un voix off originale, celle du personnage principal qui raconte son histoire depuis le futur. Il est intéressant de noter la mise en abîme puisque cette voix off est celle de Ryan Philippe, enregistrée en 2015 par l’acteur désormais quadragénaire. Studio 54 déploie tout un attirail disco et gay friendly mais sans la profondeur nécessaire pour une adhésion totale. La qualité de la restauration, médiocre, gâche un peu le plaisir de découvrir ces nouvelles images. Le film est traversé par de belles fulgurances mais aussi beaucoup de longueurs que le jeu « bigger than life » de Mike Myers n’arrange pas… Sympathique, ce Studio 54 n’en reste pas moins anecdotique et paré d’une réalisation terriblement datée.

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