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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Réalisateur des séries Gomorra et Romanzo Criminale, Stefano Sollima signe avec Suburra son deuxième long-métrage. Toujours dans le monde de la mafia, le film, crépusculaire, raconte une histoire classique mais efficacement mise en scène.

"Suburra", un film de Stefano Sollima

La Suburra, quartier malfamé de Rome, est le théâtre d’un ambitieux projet immobilier. L’Etat, le Vatican et la Mafia sont impliqués. En sept jours, la mécanique va s’enrayer : la Suburra va sombrer, et renaître.

 

 

Après avoir adapté pour la télévision les succès Gomorra et Romanzo Criminale, Stefano Sollima adapte le roman Suburra de Carlo Bonini et Giancarlo de Cataldo. Le cinéaste quitte Naples pour Rome où coexistent le luxe des palais du pouvoir, la puissance du Vatican et des banlieues plus défavorisées où naissent les clans mafieux. Dans un puzzle politico-financier, Sollima met en scène les principaux acteurs de cette violence, jusqu’au pouvoir suprême, en pleine crise papale en 2011 alors que Benoît XVI envisage la renonciation et que le pays s’enfonce dans la crise économique.

 

La mise en scène, un peu clinquante, fait mouche, en dépit de quelques poncifs – une pluie torrentielle sur la nuit romaine juste avant l’Apocalypse. Sexe, drogue, argent (sale) et pouvoir font bon ménage dans un cocktail explosif qui va voir s’enchaîner une cascade de morts et de révélations scandaleuses. Le scénario, classique, déploie toutes les cartes attendues et tient le spectateur en haleine pendant près de 2h15 avec un casting convaincant (Pierfrancesco Favino et Alessandro Borghi en tête). Un thriller sombre et poisseux efficace à défaut d’être novateur et qui, histoire de boucler la boucle, donnera lieu à une nouvelle série pour Netflix.

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