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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Gavin O’Connor met en scène Natalie Portman et Joel Edgerton dans Jane got a gun, un western de facture plutôt classique. Les très belles images ne suffisent pas toujours à rattraper un scénario un peu poussif, mais le film est un divertissement honnête.

"Jane got a gun", un film de Gavin O'Connor

Jane Hammond est une femme au caractère bien trempé mariée à Bill, l’un des pires bandits de la ville. Lorsque celui-ci se retourne contre son propre clan, les terribles frères Bishop, et qu’il rentre agonisant avec huit balles dans le dos, Jane sait qu’il est maintenant temps pour elle de troquer la robe contre le pantalon et de ressortir son propre pistolet. Le meilleur espoir de Jane n’est autre que son ancien amour Dan Frost, dont la haine envers Bill n’a d’égal que son amour pour Jane.

 

 

La production de Jane got a gun a tourné au cauchemar. Lynne Ramsey, qui devait réaliser le film, a renoncé au premier jour du tournage, entraînant le départ du chef op et des acteurs principaux, plusieurs fois recastés avant que Gavin O’Connor ne reprenne les commandes et engage autour de Natalie Portman deux acteurs avec lesquels il a déjà travaillé, Joel Edgerton et Noah Emmerich. Prévu pour sortir en France en octobre 2014, le film a été repoussé de nombreuses fois avant d’arriver en salles finalement en cette fin janvier 2016.

 

Précédé de cette réputation de film « malade », Jane got a gun attisait la curiosité. Le scénariste parle d’un « western féministe » (ce qui reste à prouver) « retraçant l'histoire d'une femme qui découvre la force qu'elle a en elle, ce qu'elle est capable de faire, et qui comprend qu'elle n'a pas besoin de se reposer sur les hommes pour survivre. » Natalie Portman est tout à fait convaincante en mère courage et Joel Edgerton brille dans un rôle complexe. La mise en scène reprend tous les codes du western : grandes espaces, Far West violent et misogyne, format grand angle, chevauchées et règlements de compte. Tout est là, avec une histoire de vengeance un peu basique au coup de théâtre final un peu maladroit. Si l’on se s’ennuie pas, rien ne vient cependant apporter quoi que ce soit à tout ce que l’on a déjà vu dans ce genre si exploité depuis tant de décennies.

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